Aménagement du cœur de bourg. Où en est-on ?

La réunion élus, commerçants de la commune, responsable des routes au Conseil Départemental, cabinet d’étude du 11 mars dernier a permis aux uns de présenter le projet et aux autres d’exprimer leurs très fortes inquiétudes.

Le projet est toujours pour

  • Sécuriser et favoriser les déplacements doux (piétons, poussettes, enfants, personnes âgées…) convergeant vers le centre-bourg, notamment des parking Madeleine de Chazelles et de la Marmite,
  • Diminuer fortement la vitesse des véhicules sur les RD210 et RD211
  • Conforter l’attractivité des commerces et services
  • Valoriser l’espace centre bourg, place de l’église, commerces, école et centre de loisirs, bibliothèque, mairie, tiers-lieu…
  • Valoriser l’église St Martin, classée

Les points de discussions ont exclusivement concerné le double sens de la rue de l’Eglise qui passerait en sens unique avec sortie vers la RD211 (route de Sardon) et les stationnements. Le besoin exprimé par les commerçants de la place, craignant que la rénovation du centre-bourg leur fasse perdre de la clientèle, est de ne pas réduire la largeur de la route pour permettre aux véhicules de stationner sur la voirie (en plus des parkings existants), leur permettant ainsi d’aller facilement dans leurs commerces, et donc l’obligation de garder le double-sens, puisque de fait un sens est souvent utilisé en stationnement. Et ne pas supprimer les places devant la croix, ou alors les remplacer par d’autres devant l’église.

Il est très difficile de projeter une évolution de la clientèle liée directement à la rénovation d’une place qui devrait pourtant être une chance pour l’attractivité du centre-bourg. Mais quelques lignes de force ont pu être discutées et validées :

Un exemple de bordure cc1 qui sera utilisée pour délimiter la voirie de la place de l’église
  • la place de l’église, du mur de l’église aux murs des maisons sera un espace « ouvert », quasi de plain-pied, facilitant tous les déplacements, y compris pour les personnes à mobilité réduite, les poussettes…
  • la seule distinction entre ce qui est actuellement le trottoir côté commerces et la rue sera une ligne de caniveaux de type cc1 c’est à dire à double pente, très peu profonds, de même niveau que le sol, contrairement à l’existant
    • cela permettra très facilement aux véhicules de se garer sur la partie « trottoir » très élargie, à toute proximité des commerces, et si possible sans ventouser l’espace.
    • la terrasse de la Taverne est bien sûr conservée.
  • le sens unique, refusé par les commerçants, pose le problème des habitants de Sardon qui viennent chercher leur pain. Impossible de tourner sur la place rénovée : sens interdit. Il est donc nécessaire de trouver au moins deux places sur la RD211 à proximité.
    • Ce sera chose faite devant la MFR avec la création de deux places.
  • l’interdiction de traverser la place en venant de Sardon, notamment pour les camions et semi-remorques, nécessitera de prévoir des emplacements camions et ensembles routiers sur la rue du Champ de l’Oie.
    • de fait, c’est déjà le cas, mais il faudra mieux délimiter les emplacements rue du Champ de l’Oie, sécuriser les bordures de rue, les tabourets… actuellement non prévus pour supporter de telles charges, et reprendre la voirie de la rue de l’Étang notamment à l’intersection avec la rue du Champ de l’Oie.
    • Les girations en sortie de la rue du Champ de l’Oie sur la rue des Dômes comme celle de la RD211 dans sa patte d’oie avec la RD210 sont étudiées et seront aménagées pour les ensembles routiers les plus gros (pas les convois exceptionnels) et les cars.
  • l’interdiction de circuler pour tout camion, semi-remorque… place de l’église est indispensable car la rue actuelle n’est pas capable de supporter de telles charges (souvent jusqu’à 40 tonnes), n’ayant pas été structurée à l’origine pour cet usage. C’est une voirie communale. La refaire dans toute sa structure pour la mettre aux normes coûterait très cher à la commune. Ce n’est pas raisonnablement envisageable. D’autant plus qu’il existe un moyen simple de ne pas l’utiliser en passant par l’intersection RD211-RD210.
  • La sortie de la place de l’église vers la RD210 (rue de la Limagne) ne présente pas la visibilité nécessaire à une sécurité normale. C’est pour cela que le sens de circulation de la place sera de la rue de la Limagne vers la rue des Dômes (de la RD210 à la RD211).
  • La suppression des quatre places actuellement au pied de la croix, devant l’église, correspond à la volonté de créer une perspective de vue vers l’église la plus intéressante possible. Aujourd’hui, l’église est enfermée par des arbres et des véhicules. On peut faire mieux !
    • Les commerçants ne voulant pas déroger sur cette question de places les plus proches possibles de leurs commerces, le cabinet d’étude LMP a proposé de créer quatre autres places de parking devant l’église, à droite de la porte d’entrée.
  • Dans le projet, six places de parking sont créées sur la RD210 le long de la mairie. Avec ces six places, même sans créer quatre places devant l’église en remplacement des quatre places supprimées, le nombre de places de parking au centre-bourg reste constant (six places sur la partie trottoir le long des commerces, six places sur la RD210, deux places en haut de la RD211 et huit places à l’emplacement du parking actuel, soit en tout 22 places).
  • actuellement, quasi chaque jour à midi, un véhicule au moins, et souvent bien plus, sont garés sur la voirie en face du restaurant alors que le parking a encore plusieurs places de libres.
    • Il faut dire aussi qu’aucune place PMR, sauf devant la mairie, n’est actuellement délimitée à proximité des commerces. Il faut absolument le prévoir. Mais tous ces véhicules « garés » sur la voirie n’ont probablement pas tous des conducteurs handicapés. C’est une habitude bien confortable pour certains, mais qui ne respecte pas les règles normales de stationnement ni celles du code de la route.
  • le besoin d’emplacements de parking lié aux événements cultuels (messes, cérémonies…) ne peut pas être pris en compte à ce niveau. Mais par contre, une place PMR proche des commerces et de l’église s’avère indispensable. Pas plus, malgré ces besoins occasionnels, car ne peuvent se garer sur une place PMR que les personnes en situation de handicap, titulaires de la carte mobilité inclusion, mention stationnement.
  • les massifs sont tous dans la ligne de ce que nous nous employons à mettre en place depuis 3 ans et qui nous vaut chaque année une récompense départementale (villes et villages fleuris : ma commune au naturel) et l’an dernier une récompense nationale (terre saine) :
    • des vivaces de production locales (dans la commune) et des bulbes qui se naturalisent,
    • du BRF que nous produisons en broyant nos tailles d’arbres,
    • pas d’arrosage sauf si besoin à la plantation,
    • aucun produit chimique,
      • pour un entretien annuel très limité, un effet agréable et varié au fil des saisons et une unité dans nos deux villages avec l’aide de plus en plus importante des habitants (vous pouvez toujours venir chercher gratuitement en mairie des graines de vivaces pour semer en pied de mur).

Le projet se poursuit, coporté par le département et la municipalité

Le projet actuel se situe dans le cadre indiqué ci-dessus, et aussi dans le respect de la réglementation, de l’esprit du projet qui est de faire du cœur de bourg un lieu partagé, vivant, le plus sécure possible, le plus accessible possible, le plus agréable possible, le plus pratique possible pour le plus de monde possible, tout en restant dans les limites des capacités financières de la commune, du conseil départemental et de leurs partenaires.

Il fera l’objet d’un projet d’aménagement qui sera soumis à l’avis de l’architecte des bâtiments de France. C’est seulement après cet avis que le projet sera opérationnel en prenant en compte les prescriptions données.

Premiers coups de pelle avant la fin de l’année 2019 pour une durée de six mois.

Le projet est-il encore modifiable ?

Oui, tant qu’il n’est pas au stade de projet défini. Vos contributions, par le moyen que vous choisirez, y compris passer en mairie, regarder les plans, étudier le projet, en discuter avec les élus, avec d’autres habitants… sont toujours les bienvenues.

Des éléments de sécurité sont ajustés : place des bancs de béton devant l’école, largeur et nombre de passages surélevés…

D’autres sont des options prévues et facilement ajoutables en cours de réalisation ou plus tard comme par exemple les feux tricolores devant l’école (les gaines sont prévues quel que soit le choix qui sera fait), demandés par les parents, mais pas souhaités par les services du conseil départemental ni par le cabinet d’étude, jugeant qu’il y a mieux à faire pour la sécurité des enfants.

La signalétique sera à travailler (commerces, services…) dans un projet global pour le village (dont artisans…).

Coût prévisionnel

  • Coût total HT prévisionnel à ce jour :
    • 700 000 €
      • 300 000 € pour la RD210 (voirie, cheminements et éléments de sécurité),
      • 130 000 € pour la RD211 (idem)
      • 100 000 € pour la voirie place de l’église (idem),
      • 170 000 € pour l’aménagement de la place
  • Dont 500 000 € à la charge de la commune soit
    • 100 000 € pour la voirie place de l’église (uniquement la bande de roulement),
    • 170 000 € pour l’aménagement de la place,
    • 230 000 € pour les aménagements des départementales autre que chaussée.
      • Des subventions viendront en déduction de cet investissement communal important (Etat, Conseil Départemental, Conseil Régional et peut-être Europe).
      • Le reste sera de l’autofinancement et un emprunt d’un montant maximum de 250 000 €.
  • Et 200 000 € à la charge du Conseil Départemental (uniquement la voirie départementale, structure et bande de roulement, sans les cheminements ou aménagements de sécurité comme les passages surélevés).
  • Les concessionnaires (électricité, Orange, gaz, eau, assainissement) ont eux aussi des coûts qu’ils prennent totalement (eau) ou partiellement en charge (mise aux normes, modification de branchements, suppression des réseaux aériens, deuxième phase de la mise en valeur lumineuse de l’église…) qui nécessiteront une participation du budget communal, probablement de l’ordre de 80 000 €.
  • Des travaux supplémentaires d’assainissement pour collecter les eaux de surface sur l’emprise des travaux et les envoyer directement au ruisseau permettraient d’alléger encore l’apport d’eau parasite qui perturbe, quand il est trop important, le fonctionnement de la station d’épuration du bourg, en dépassement de capacité théorique (et non réelle).

Grève éducation nationale du jeudi 4 avril – Service minimum durant le temps scolaire

Deux classes n’auront pas d’enseignant le jeudi 4 avril. Le taux de 25% de gréviste étant atteint, la commune doit organiser un service minimum d’accueil. Les élèves concernés auront le courrier ci-dessous dans leur cahier de liaison mercredi 3 avril.

Les services périscolaires et de restauration fonctionneront normalement.

Mouvement de grève nationale mardi 19 mars

A l’appel de plusieurs syndicats, cette grève exprime leur opposition à la loi portant réforme de la fonction publique qui favorise la privatisation de plus en plus de missions de service public, qui dévalorise et fragilise le travail des agents de la fonction publique, hospitalière, d’état comme des collectivités territoriales.

Lors de la dernière réunion de concertation état, employeurs, syndicats, le 15 mars dernier, après 14h de débats, les syndicats à l’unanimité ont voté contre le texte, les employeurs que sont les collectivités territoriales se sont abstenus, les employeurs que sont l’état et la fonction publique hospitalière ont voté pour. Moins de vingt amendements déposés par les partenaires, syndicats et collectivités locales (sur 250 déposés) ont été acceptés par le gouvernement.

« La nécessaire transformation de l’action publique ne peut être menée à bien sans redonner sens et confiance aux 5,5 millions d’agents qui font tous les jours vivre le service public », explique le gouvernement dans l’exposé des motifs du projet de loi de transformation de la Fonction publique. « Cette transformation doit également être l’occasion de conforter et responsabiliser les managers publics en développant les leviers qui leur permettront d’être de vrais chefs d’équipe : en recrutant les compétences nécessaires au bon fonctionnement de leur service, en promouvant l’engagement professionnel de leurs équipes, en prenant des décisions au plus proche du terrain, sans remontée systématique au niveau national. Enfin, la recherche de nouvelles souplesses… dans les organisations de travail apparaît indispensable pour améliorer la qualité du service public et garantir sa présence au plus près des territoires ».

Pour libérer les « managers » et « favoriser adaptation et réactivité de la fonction publique », le projet de loi, notamment, :

  • supprime les commissions administratives paritaires (CAP), les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), les comités techniques (CT) pour les remplacer par une nouvelle instance unique, le « comité social d’administration » (CSA), dont composition et rôle restent à déterminer dans une volonté « d’intégration des politiques de ressources humaines ». Plus d’avis préalable paritaire (salariés – employeurs); ce sont les managers seuls qui décideront sur les questions de mobilité, d’avancement, de promotion de tous leurs salariés.
  • Plus de possibilité pour le salarié, fonctionnaire ou contractuel, de demander l’intervention d’un élu du personnel, d’un syndicat… Son seul recours sera obligatoirement un recours administratif préalable, individuel. Chaque agent se défendra seul devant la juridiction en charge de la question.
  • Instaure (articles 5, 6 et 7) le « recours aux contrats hors fonction publique » pour tous les « managers », y compris des collectivités territoriales.
  • Instaure les « CDD de projet ».
  • Instaure les « contrats sur emploi permanent » occupés jusqu’alors par des fonctionnaires, notamment pour les temps non complets ou pour tous les postes, par dérogation.
    « Cette mesure répond aux attentes des employeurs publics en renforçant les leviers managériaux à leur disposition pour faire face à l’évolution des métiers de la fonction publique », explique la loi.

Projet d’aménagement du cœur de bourg – Point d’étape mi février 2019

Le projet est en phase de création / ajustements / améliorations

Objectifs généraux

  • Sécuriser et favoriser les déplacements doux (piétons, poussettes, enfants, personnes âgées…), notamment des parkings au cœur de bourg
  • Diminuer fortement la vitesse des véhicules sur la D210 et sur la D211
  • Conforter l’attractivité des commerces et services
  • Valoriser l’espace centre bourg, place de l’église, commerces, école et centre de loisirs, bibliothèque, mairie, tiers-lieu…
  • Valoriser l’église St Martin, classée

En créant un espace convivial et agréable où cohabiteront piétons et voitures, petit marché local et commerçants, espaces de convivialité et cheminements, respectueux de l’environnement.

Le cadre institutionnel

  • Les RD210 et RD211 sont des routes départementales sous gestion du Conseil Départemental.
  • La place de l’Eglise (dont la rue) est un espace communal. Le Conseil Départemental n’intervient pas.
  • Les travaux sur la voirie départementale et exclusivement la voirie (structure et bande de roulement) sont pris en charge directement par le Conseil Départemental (financements et travaux). Tout ce qui n’est pas pure voirie départementale relève de la gestion communale et de son budget : passages surélevés, marquage, trottoirs, signalisation de sécurité, signalétique, éclairage…. Ou parfois des concessionnaires, tout ou partie.
  • Si réalisation il y a, la maîtrise d’ouvrage sera partagée : CD pour les voiries départementales, mairie pour tout le reste sauf les concessionnaires qui restent en charge chacun de leur domaine (eau, assainissement, électricité, éclairage public, éclairage église, téléphonie). La maîtrise d’œuvre sera en discussion : une seule, un duo associé, un duo séparé ?

Le processus décisionnaire

  • Né en 2011 sous le mandat précédent, cette rénovation générale de la traverse du bourg et de la place de l’église est travaillée depuis 2013 par les services des routes du Conseil Départemental. La commune a infléchi ce projet dans le cadre d’une rénovation plus générale incluant le cœur de bourg et la RD211 devant l’école et la MFR.
  • Après plusieurs réunions élus, service des routes du CD63, la décision est prise en 2016 de s’adjoindre les services d’un cabinet d’étude capable d’étudier le projet de manière globale.
  • Début 2018, le cabinet d’étude présente les toutes premières idées prenant en compte le maximum de contraintes techniques, de sécurité et d’usages. Le projet nait alors dans sa forme « est-ce faisable ou non ? », sans qu’on sache vraiment comment seront traitées les espaces.
  • En 2018, plusieurs réunions techniques CD63, élus et cabinet d’étude permettent, avec les approches particulières de l’architecte des bâtiments de France, des conservateurs des monuments historiques, des concessionnaires de réseaux (eau, assainissement, électricité, téléphone), permettent de mieux définir les contours financiers du projet prenant bien en compte les enjeux techniques.
  • En avril 2018, le projet dans son idée générale et ses objectifs, est présenté aux lecteurs du site internet de la commune.
  • Fin 2018, le premier plan, base de la réflexion à mener, est présenté en mairie au public et fait l’objet de publications.
  • En 2019, ce projet entre dans sa phase de présentation active en vue de l’améliorer, de faire en sorte qu’il prenne en compte le maximum d’usages, toutes les contraintes techniques et règlementaires possibles, les besoins des différents usagers (parents d’élèves, commerçants, clients, riverains, touristes, enfants, usagers des services comme les entreprises en résidence au tiers-lieu de la maire, le pôle de formations en mairie…).
  • Printemps 2019, le projet pourrait devenir un avant-projet sommaire (APS), pour, après derniers regards et discussions un avant-projet définitif (APD) qui sera la base de l’appel d’offres conjoint Conseil Départemental, mairie, chacun pour la partie de travaux les concernant, dans un souci de mutualisation permettant des coûts moindres.
  • D’ici là, toutes les discussions sont possibles. Toutes les améliorations et modifications étudiables. Toujours dans le cadre de l’intérêt général, de la sécurité et de la recherche de l’attractivité du centre bourg, sur la base des objectifs fixés et dans le respect de nos possibilités financières.
  • Une réunion avec les commerçants et les riverains de l’emprise de cette rénovation est programmée début mars 2019.
  • Une autre début avril pour toutes les personnes intéressées par ce projet, avec la présence des techniciens et responsables des routes du Conseil Départemental et du cabinet d’étude.

Les contraintes réglementaires

  • Les passages piétons, les passages surélevés doivent respecter des normes d’emplacement, de distance aux virages, de visibilité, de hauteur, de largeur, de matière, de signalisation…

Les contraintes financières

  • Ce projet, issu du PAB de 2011, est financé directement par le Conseil Départemental pour la voirie dont il a la charge (uniquement la chaussée des routes départementales). Trottoirs le long des RD, passages piétons surélevés, éléments de sécurité… sont financés par la commune.
  • La commune a sollicité le maximum de subventions : d’état (la DETR), du Conseil Départemental (le FIC), et de la Région (le plan ruralité). Ces subventions atténueront le reste à charge pour la commune.
  • La commune peut investir dans ce projet un montant maximum qui sera en grande partie financé par un emprunt dont le montant maximum ne pourra pas augmenter la dette de la commune (les emprunts en cours) de plus de 15 à 20 000 €/an sur les deux prochaines années.
  • Si les subventions obtenues ne sont pas au niveau attendu, il faudra recalibrer le projet, voire ne pas le faire.

Les contraintes et enjeux locaux

  • L’église St Martin, classée, est inscrite dans un programme de rénovation intérieure.
  • Communale, la voirie est totalement à la charge de la commune.
  • La place, le parking et tous les aménagements de même.
  • Les 4 places de parking entre croix de la mission et église seront supprimés pour dégager la vue sur l’édifice.
  • La structure de la rue communale n’est pas prévue pour supporter des ensembles routiers lourds (probablement plus de 12 tonnes) ; il faudra en tenir compte car la commune n’a pas les moyens financiers pour refaire structure et bande de roulement,
  • Le dallage existant devra être respecté.
  • La signalétique devra favoriser les cheminements doux, notamment entre parkings et commerces.
  • La place doit avoir des usages multiples, partagés, respectueux des uns et des autres
    • un écrin à l’édifice dont la mise en valeur lumineuse se poursuivra en 2019,
    • un espace agréable et le plus sécure possible pour les piétons, notamment les enfants, très nombreux à passer par cette place,
    • un cheminement simple du parking à l’école,
    • un parking avec une place PMR,
    • et une borne de recharge pour véhicules électriques,
    • des trottoirs qui passeront de 1 mètre à 4 mètres permettant une installation de la terrasse du bar-restaurant agréable pour tous, qualitative et beaucoup plus sécure,
    • des emplacements de stationnement « minute » en bordure des 2 commerces en nombre suffisant,
    • un emplacement livraison,
    • des parties paysagées respectueuses de la charte environnementale signée en 2017,
    • une partie permettant la tenue de marchés notamment,
    • un emplacement ombragé côté église pouvant être une annexe de la terrasse du bar-restaurant,
    • des cheminements accessibles tout handicap,
    • une entrée pour les véhicules funéraires jusqu’aux portes sud de l’église,

Les enjeux environnementaux

  • La commune, signataire de la charte d’entretien des espaces publics au niveau maximum, et labellisée par l’état « Terre saine » doit installer des massifs ne nécessitant quasi aucun arrosage et strictement aucun produit chimique.
  • Aucun produit chimique ne peut être utilisé sur l’espace public, il faut donc que chaque surface soit étudiée avec cette contrainte d’entretien (stabilisé, parking, trottoirs, cheminements…).
  • Il est indispensable de ne pas ajouter d’espaces étanches qui ajouteraient encore de l’eau à la station d’épuration en dépassement théorique de capacité.
  • S’il est possible techniquement et financièrement, il serait très utile de collecter les eaux de ruissellement sur toute la zone de travaux et les conduire en séparatif au ruisseau et non comme actuellement dans le réseau unitaire allant à la station.

Les enjeux patrimoniaux

  • L’église St Martin, classée, est inscrite dans un programme de rénovation intérieure qui nécessite préalablement la dépose des joints et crépis extérieurs au ciment pour les remplacer par des joints ou crépis à la chaux permettant aux murs de « respirer / transpirer ».
  • Le programme de rénovation, extrêmement lourd pour la commune qui en supportera tous les coûts jusqu’à la réception des travaux qui déclenchera le versement de subventions, par phases très certainement, est soumis à un complément d’étude qui se fera en 2019. Un comité de pilotage ouvert gère ce projet.
  • La mise en place de projecteurs au sol, façades sud (côté place) et ouest terminera en 2019 le programme de mise en valeur lumineuse de l’église commencé en 2017.
  • Les terrassements sont à minimiser car le sol est riche de vestiges.
  • La valorisation lumineuse du cœur de bourg sera à travailler (choix des candélabres prenant en compte leur installation dans les phases futures de travaux (permanence de la gamme), esthétique de cette gamme, coût, capacité à éclairer le sol et non le ciel, utilisation de LEDs, utilisation éventuelle de technologie de détection selon les lieux…). Et prise en compte de la suppression des poteaux électriques : quels mats ? Installation sur façades comme c’est déjà le cas à certains emplacements ?…

Les partenaires

  • Les programmations budgétaires sont annuelles et doivent être programmées l’année précédente, même si les travaux peuvent ne pas être réalisés, ou si leur niveau de réalisation est moindre que prévu. Ils doivent donc être chiffrés préalablement, à n-1, et votés / inscrits dans les budgets de chaque concessionnaire (SEMERAP, SIAEEP, ENEDIS, ORANGE, GrDF/ENGIE…).
  • Ce n’est pas parce que la mairie demande l’inscription de ces travaux qu’ils sont bien programmés. Les études (caméras dans les conduites, vétusté des branchements, nature des matériaux par ex. plomb pour les conduites d’eau…), sondages (structures des routes…), nécessaires mises à niveau et mises aux normes… peuvent très largement perturber cette programmation.
  • Tous les branchements d’eau potable sont à reprendre sur tous les espaces du projet car ils sont vétustes et en plomb.
  • Les branchements gaz des particuliers sont à programmer car il sera interdit d’ouvrir les rues qui auront été refaites dans un délai minimum de cinq ans, et probablement dix.
  • L’enfouissement des réseaux secs est prévu (électricité, téléphone), ce qui contribuera nettement à la mise en valeur du cœur de bourg.

La place des riverains et usagers

  • Dès l’été 2018, les commerçants ont été informés de cette programmation de rénovation
  • Des éléments de compréhension et d’enjeu du projet ont été publiés en juin 2018.
  • Les parents d’élèves, les enseignants, l’équipe d’animation périscolaire ont été informés du projet dès la rentrée scolaire.
  • De nombreuses rencontres avec des commerçants, des riverains, des usagers intéressés par le projet, réitérées à plusieurs reprises.
  • Une réunion publique s’est déroulée vendredi 25 janvier 2019. 70 personnes présentes. Les personnes qui ont souhaité s’exprimer ont pu le faire.

Les détails côté place de l’église

  • La place devra être un écrin à l’édifice, tout en favorisant les usages multiples : une partie parking côté sud-est avec une place PMR, une partie paysagée (plantes vivaces, bulbes, arbustes, paillis, pas d’arrosage), une partie en stabilisé permettant la tenue de marchés (coffret forain prévu), un emplacement ombragé pouvant être une annexe de la terrasse du bar-restaurant, et des cheminements, y compris pour les véhicules funéraires jusqu’aux portes de l’église.
  • Les emplacements de parking actuel côté place seront supprimés.
  • La place devra proposer 2 fois 2 emplacements de stationnement « minute » en bordure des 2 commerces.
  • La place sera traversée par une rue en sens unique de la 210 vers la 211, interdite aux poids lourds sauf livraison.
    • La sortie côté 210 étant particulièrement dangereuse car très peu de visibilité (accident en 2018 sur le passage piétons), c’est le sens 210 vers 211 qui est privilégié.
    • Cette rue communale nécessiterait une reprise totale de sa structure, pas prévue pour des ensembles routiers de 40 tonnes et parfois plus. Ce coût très important ne peut pas être supporté par la commune. On ne refera pas la structure de cette voirie mais uniquement sa bande de roulement. Elle ne pourra donc pas supporter des ensembles routiers lourds. D’où cette interdiction.
  • Il ne sera plus possible de stationner sur une voie telle qu’actuellement car cela bloquerait toute circulation.
  • La place s’organisera autour de sa voirie, côté église tel que décrit, et côté commerces en créant un trottoir large d’au moins 4 mètres permettant les arrêts minutes et aussi le déplacement de la terrasse du bar-restaurant actuellement sur la voirie à raz des voitures qui passent, coincée entre des emplacements de parking à une terrasse sur trottoir, plus large et beaucoup plus agréable et sécure.
  • L’organisation de cette place doit raisonnablement prendre en compte à la fois les besoins des commerces, les besoins de sécurité des piétons, les besoins de stationnements des locaux (riverains, parents d’élèves…), les besoins de stationnement des routiers et convives du restaurant, et des touristes ou pèlerins.

Les détails côté RD210

  • Une largeur de six mètres permettra à la fois
    • De créer un trottoir d’au minimum 1,40 mètre côté bar de l’église
    • De créer six emplacements parking le long du mur côté place
  • Et obligera la voirie à s’arrondir pour préserver ces espaces, ce qui diminuera la sensation de ligne droite et contribuera à la baisse de vitesse.
  • Au minimum deux passages pétons seront surélevés pour encadrer la zone centrale (Marmite ou / et salle des fêtes, et square Madeleine de Chazelles).
  • Un trottoir sera créé coté droit en allant vers Surat permettant un passage piéton normal et sécurisé.
  • La rue à ce niveau ira en butée de mur du square, supprimant le trottoir.
  • Un passage sera créé dans le square créant un cheminement direct du parking Madeleine de Chazelles au cœur de ville en traversant sur un passage piéton en surélévation.
  • La signalisation de sécurité sera repensée.

Les détails côté RD211

  • La rue légèrement rétrécie.
  • Un plateau d’au moins 7 mètres de large sera créé au niveau du passage piéton actuel.
  • Les véhicules de la MFR sortiront en dehors du passage piéton. Ce qui n’est pas le cas actuellement.
  • Des bancs délimiteront un espace central sécurisé sans voiture (devant l’école), sauf secours et personnes en situation de handicap.
  • Une entrée sera aménagée en face du portail de l’école, éventuellement contrôlée par une borne escamotable permettant une entrée sécurité, fournisseurs et riverains.
  • Les feux sont à l’étude : suppression ? remplacement par des feux intelligents ? par autre chose ?
  • Si feux, alors déplacement obligatoire pour respecter la réglementation actuelle.
  • Dans tous les cas, même si le choix de ne pas mettre de feux est fait, des fourreaux seront prévus anticipant une mise en place future.
  • L’entrée dans le bourg côté Sardon devra être travaillée pour faire baisser la vitesse.
  • Le carrefour de la 210 et de la 211 sera travaillé, à la fois pour faciliter la giration des ensembles routiers (semi-remorques, ensembles agricoles…) et pour contraindre la vitesse des véhicules entrant sur la 211.

Les à-côtés qu’il faut prévoir

  • Emplacements de parking sur la rue du Champ de l’Oie
  • Enfouissement des réseaux secs jusqu’au poteau le plus proche, rue du Champ de l’Oie, Chemin de la Berme, Rue Pré du Moulin.
  • Giration à travailler entre rue du Champ de l’Oie et RD211
  • S’assurer du respect de chacune des réglementations en vigueur sur chacun des espaces
  • Signalétique commerciale en dehors de la zone rénovée à prévoir
  • Gestion des passages vers les commerces, l’église, la mairie, l’école, la bibliothèque… lors des travaux.
  • Rénovation des façades donnant sur le cœur de bourg à inciter / faciliter.
  • Réglementation du stationnement, minute côté commerces, et limité en temps côté parkings pour éviter les voitures ventouses qui utilisent des places indispensables aux commerces et services.
  • Consignes à donner aux entreprises qui utilisent le tiers-lieu, aux agents techniques qui viennent régulièrement en formation utilisant les services mis en place en mairie, et profitant aussi des commerces pour utiliser les parkings Madeleine de Chazelles et Marmite plutôt que les emplacements proches des commerces…

Les coûts prévisionnels

  • Coût total HT prévisionnel à ce jour : 700 000 € (300 000 € pour la RD210, 130 000 € pour la RD211, 100 000 € pour la voirie place de l’église, 170 000 € pour l’aménagement de la place)
  • Dont 500 000 € à la charge de la commune soit
    • 100 000 € pour la voirie place de l’église (uniquement la bande de roulement),
    • 170 000 € pour l’aménagement de la place et
    • 230 000 € pour les aménagements des départementales autre que chaussée).
    • Des subventions viendront en déduction de cet investissement communal important.
  • Et 200 000 € à la charge du Conseil Départemental (uniquement la voirie départementale, structure et bande de roulement).
  • Les concessionnaires ont eux aussi des coûts qui nécessiteront une participation du budget communal.

La suite

  • Pour la partie non prise en charge par le Conseil Départemental, deux demandes de subvention ont été déposées par la mairie. Une autre va l’être dans les jours prochains. Légalement les subventions obtenues ne peuvent pas être supérieures à 80 % du coût HT. Nous travaillons pour obtenir au moins 60 % du coût HT (soit 300 000 €). 40 % restant à la charge du budget communal (soit 200 000 €).
  • L’obtention de ces subventions à un niveau correct conditionnera la réalisation du projet ou son niveau. Réponses normalement avant l’été.
  • Il s’agit maintenant de convenir de quelque chose d’utile pour l’ensemble des habitants de la commune, usagers des services et commerces, pèlerins et amoureux du patrimoine…
  • En serons-nous, nous tous, capables, alors que lettres d’insultes et invectives deviennent l’outil choisi par trop de personnes. Au point que l’équipe élue songe à ce jour à renoncer au projet pour ne faire que la partie en gestion du Conseil Départemental, c’est-à-dire la RD210 entre le square Madeleine de Chazelles et la jonction entre 210 et 211 et la RD211 devant l’école. Tout en interdisant la place de l’église aux camions puisqu’elle ne peut plus supporter de telles masses.
  • A moins que, comme les stades, la place soit privatisée et porte le nom de généreux mécènes.

L’équipe municipale

Réponse au courrier s’opposant au projet d’aménagement du cœur de bourg

J’ai publié cette lettre remise mardi 5 février en mairie par son auteur puisque c’est une « lettre ouverte aux administrés de la commune de Thuret ». Sinon, je ne l’aurais évidemment pas fait.
Et j’apporte de même certains éléments de réponse. Un courrier personnel a été envoyé par ailleurs à son auteur.

Ce courrier interpelle le principe républicain de donner son
avis personnel et le respect des personnes et des institutions.

J’ai toujours considéré, y compris dans mes fonctions professionnelles précédentes citées en partie par l’auteur, que la discussion valait mieux que la suspicion, les procès d’intention, l’affrontement direct sans espace de discussion.

Et ce projet en est un exemple.

Que faire d’un tel courrier qui ne laisse aucune place à aucune
réflexion et encore moins à une discussion pouvant aller vers une réelle
construction collective du projet.

Mon rôle, selon l’auteur, est seulement d’abandonner vite ce
projet qui défigurerait le village. Point final !

Ce n’est pas du tout la conception que j’ai de la démocratie,
ni celle de l’équipe municipale, ni celle de la plupart de nos concitoyens.

Que faire alors de tous les autres points de vue très
personnels qui pourraient s’exprimer de la même manière ?

Que dire aux parents d’une enfant renversée sur un passage
piéton tout près de la boulangerie il y a bientôt un an ? Que nous ne
ferons rien parce qu’une personne le veut ?

Comment prendre en compte l’avis tranché, définitif, qui en
plus s’attaque directement à ma personne alors que ce projet concerne un grand
nombre d’habitants pour qui la sécurité (vitesse sur les axes, cheminements
pratiques et sécurisés…) est essentielle ?

Ce courrier interpelle aussi le fondement du projet.

D’après l’auteur de cette lettre ouverte, la raison qui doit
nous conduire obligatoirement à cet abandon pur et simple est l’éventualité de
« porter un préjudice aux commerces, notamment à la boulangerie ».

J’aurais apprécié que l’auteur s’appuie sur des expériences vécues : y-a-t-il des commerces de village qui parce que la place où ils se situent est très nettement embellie, rendue accessible, sécurisée, avec une modification du plan de circulation, perdent de ce fait des clients et voient leur chiffre d’affaire chuter. Qu’aurait-il fallu faire alors ? Quelles erreurs pourrions-nous éviter ? Utilisons les erreurs des autres pour ne pas les faire !

Non l’auteur amalgame dans un procès d’intention l’évêque et
le maire, « l’autoritarisme » des élus locaux et les gilets jaunes,
la toute puissance supposée d’un maître d’école et le drame prévu dû à un sens
unique supposé qui n’a été évoqué qu’une seule fois, comme bien d’autres
éventualités, et jamais travaillé.

Et sous-entend une gestion dépensière, des hausses de taxes
que nous aurions décidées, des comportements dénués de tout respect…

Monsieur, si vous étiez attentif à la marche de la commune, vous sauriez que les taxes n’ont pas bougé et ne bougeront pas durant ce mandat comme nous nous y étions engagés, que si certaines personnes dont vous faites partie ont vu augmenter la somme réclamée par le Trésor Public en bas de leurs feuilles d’imposition (taxe sur le foncier bâti, taxe d’habitation) c’est que ces personnes ont fait des travaux, des agrandissements, des changements d’affectation, ou c’est une régularisation de logement loué, auparavant non déclaré. Je pense que vous êtes parfaitement clair sur les raisons de l’augmentation de votre feuille d’impôt local.

Et si toutefois le fisc a commis une erreur, ce qui peut
bien entendu arriver, c’est au fisc qu’il faut réclamer, et pas imputer de
manière fallacieuse au maire cette augmentation.

Vous pensiez que j’étais le décisionnaire du changement
d’horaire de la messe dominicale ? Pourquoi n’êtes-vous pas venu me voir
dès le changement pour me poser cette question ? Je ne vous ai pas
rencontré sur ce sujet, ni lu aucun courrier de votre part ni de personne. De
même, avez-vous contacté l’évêque, ou plus simplement le curé de la paroisse
pour demander des explications ? Ce sont, me semble-t-il, les premières
personnes concernées !

Alléguer de connivence sans chercher à savoir est beaucoup plus
facile ; mais c’est injuste et injurieux.

Pour revenir au projet tel que nous l’avons discuté en
réunion publique, je pense que vous méconnaissez à la fois ce que nous
proposons, les raisons et contraintes, la règlementation et les coûts. Ce
projet existe déjà depuis 2011. Il est public et en ligne : c’est le
Projet d’Aménagement de Bourg, le PAB, qui est un document cadre indispensable sans
lequel on ne peut aller chercher certaines subventions.

Oui nous empêcherons de rouler vite sur la 210 comme sur la
211, avec le Conseil Départemental, par un rétrécissement de la chaussée tout
en restant dans les normes réglementaires imposées par la catégorie de chaque
voirie, par la création de courbes atténuant la sensation de ligne droite, par
la mise en place de plusieurs passages piétons surélevés délimitant une zone à
30 km/h, par l’éventuelle évolution des feux tricolores actuels côté école, par
le reprofilage des croisements…

Oui nous créerons de réels cheminements piétons permettant
le passage de poussettes pour aller de chacun des parkings, Madeleine de
Chazelles comme La Marmite, au cœur de bourg, de manière simple et sûre. C’est
le gage pour que ces parkings soient mieux utilisés.

Oui nous travaillerons les emplacements de parking rue du
Champ de l’Oie, comme demandé fort justement en réunion publique.

Oui nous étudions toutes les possibilités pour que les
ensembles routiers puissent stationner le temps d’un café, d’un paquet de
cigarettes, ou d’un repas, sans être nécessairement en drive, mais dans des
lieux pratiques.
Oui nous étudions depuis le début les parcours des transports scolaires comme
des ensembles routiers et des engins agricoles et nous continuons.

Oui nous soignerons la signalétique qui sera travaillée avec
tous les professionnels concernés, commerçants, artisans, services pour que
chacun sache où se garer, où sont les commerces…

Oui la place ne sera plus la même, mettant en valeur
l’église classée qui attire autant de pèlerins que d’amoureux du patrimoine.

Oui la partie voirie de cette place sera interdite à tous les
poids lourds sauf livraison car tout simplement la structure de cette voirie
n’a pas été faite pour accepter de telles masses et que la commune n’a pas les
moyens financiers de la refaire dans toute son épaisseur. Même si le projet ne
pouvait aboutir faute de financements suffisants, ou par le fait d’une ou deux
personnes comme l’auteur de cette lettre, elle serait très vite interdite aux
poids lourds sauf livraison.

Oui les quatre commerces du centre bourg nous importent. Et
leurs avis ne sont pas pris à la légère.

Oui il y aura deux emplacements minutes possibles devant la
boulangerie et deux emplacements minutes devant le restaurant qui ne pourront
pas être des stationnements ventouse.

Oui nous créerons six nouvelles places de parking devant le
bar de l’église.

Oui aussi nous supprimons les quatre places près de la croix
de la mission, comme les places libérées par la suppression de l’arrêt de bus.

Oui nous adopterons un règlement de stationnement au cœur de
bourg interdisant les voitures ventouses qui consomment pendant des semaines et
même des mois des places à proximité des commerces.

Et nous créerons le maximum d’emplacements le long de la rue
du Champ de l’Oie, comme nous l’avons déjà fait le long de la rue du Pré du
Moulin.

Oui nous créons un trottoir important de plus de quatre
mètres de large tout le long des commerces.

Oui l’emplacement extérieur du restaurant passera de la rue,
entre les voitures, au large trottoir.

Oui les devantures des commerces sembleront vieillottes au
regard de la place rénovée.

Oui l’accès à l’école et au centre de loisirs sera le plus
possible sécurisé, notamment avec un large plateau d’accès et plusieurs autres
aménagements.

Et enfin, OUI ce projet est un projet que l’équipe
municipale propose à la DISCUSSION, pour que chacun puisse prendre en compte
TOUS les usages et contraintes de ces espaces (et pas seulement les siens
uniquement), puisse entendre et intégrer TOUS les avis et demandes des usagers,
pour en faire une réalisation la plus intéressante pour le maximum d’habitants
de la commune et d’usagers, dans un budget évidemment contraint.

Et enfin, NON, je n’accepte pas d’être ainsi agressé.
J’ai confié à la cellule juridique de l’Association des Maires de France et au
service juridique de notre assurance d’élus le soin d’apporter une réponse
éventuellement judiciaire à ce courrier que je suis contraint de publier.

Je compte sur la sagesse et la responsabilité de chacun d’entre nous pour poursuivre la réflexion durant les quelques mois qui viennent, le plus sereinement possible, dans le respect de chacun, tout en exprimant bien évidemment toutes ses questions, toutes ses envies, toutes ses craintes, tous ses besoins.

Ce projet doit rassembler et non diviser. Il ne doit pas privatiser des usages, mais favoriser. Il ne doit pas être un frein au développement commercial, mais un atout. Il ne doit pas être un point de crispations et de mécontentements mais l’élaboration d’un lieu convivial, vivant et accueillant.

C’est un projet d’avenir, qui doit nous emmener plus loin,
vers d’autres usages comme un petit marché de producteurs, des emplacements
conviviaux (boules, tables, bancs…), une borne de recharge de véhicules
électriques, et d’autres à proposer et travailler… qui pourront être autant
d’attraits nouveaux pour de nouveaux usagers.

C’est un élément phare du développement harmonieux et mesuré de notre commune.

Pierre LYAN, maire, et l’équipe municipale