L’école, le périscolaire, où en est-on ?

L’accueil périscolaire (le matin avant l’école, entre 11h30 et 13h20 et la restauration de midi, le soir après l’école, les 3 heures hebdomadaires des TAP, sur trois jours pour alléger la journée scolaire) est un service public indispensable aux familles qui travaillent pour la plupart loin de la commune.

L’aide aux enseignantes des deux classes maternelles permet d’assurer hygiène et sécurité des enfants, de rendre la vie de classe plus sereine et plus propice aux apprentissages des élèves, notamment sociaux.

Ces missions étaient jusqu’alors remplies par 14 personnes presque toutes en temps partiel, dont 4 emplois aidés.

Contrats finis pour deux d’entre eux fin août, contrats renouvelables pour les deux autres à compter de la rentrée. Demandes de renouvellement faites depuis juin et mises en attente par Pôle Emploi.


La décision du gouvernement donnée aux préfets courant août supprime tout renouvellement de contrat aidé et interdit toute nouveau contrat, s’appuyant sur un coût trop élevé et un retour à l’emploi durable trop faible.

J’ai aussitôt écrit à Madame la Ministre du Travail pour lui demander de prendre en compte l’impossibilité que nous avions d’embaucher 4 personnes au SMIC à la place de ces 4 emplois aidés. Sans réponse à ce jour.

Impact sur notre commune pour assurer le même service : + 35 000 € minimum par an.


Et comment parvenir à réorganiser les services 15 jours avant la rentrée ???


Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas mis en place les contrôles lui permettant de réguler les utilisations des emplois aidés utilisés comme source d’économie par probablement trop d’employeurs publics ou privés qui ne respectaient pas leurs obligations d’accompagner les emplois aidés dans leurs formations qualifiantes ? Pourquoi supprimer alors que dans certaines conditions, ces emplois aidés constituaient de vrais tremplins vers l’emploi durable ? Pourquoi ne pas regarder là où ça marchait pour identifier les conditions de réussite et les généraliser ?

Comment les communes rurales vont-elles continuer à organiser et financer les services publics indispensables alors que l’état impose des coûts supplémentaires et diminue ses dotations qui pourtant contribuent à réduire les inégalités entre les territoires ?


L’état par sa décision unilatérale nous impose annuellement 35 000 € de coût supplémentaire que ne peut supporter notre budget de fonctionnement.


Ce budget de fonctionnement est composé essentiellement des salaires, charges et formations et des frais de fonctionnement des bâtiments communaux, de l’entretien général, des réparations… Pour le financer, deux ressources : les impôts locaux et les dotations d’état qui ne cessent d’être diminuées. La commune n’ayant pas d’autres revenus que la location de quelques ares de terrains, rien ne nous permet d’augmenter notablement nos recettes.

Avec la prochaine réforme de la taxe d’habitation (suppression ? baisse ?), les communes perdront une part importante de leurs recettes qui sera compensée provisoirement par l’état, sans le dynamisme lié à l’urbanisme local. Est-ce la fin programmée des communes ?

Quand la commune investit, comme par exemple dans la rénovation du presbytère ou le remplacement de la station d’épuration de Chassenet, elle sollicite des subventions, utilise une part des excédents de fonctionnement si elle en a, et emprunte le reste pour lisser les coûts sur les années futures. Cela n’impacte jamais le budget de fonctionnement qui doit rester équilibré.

Le conseil municipal est unanime pour défendre les services mis en place pour les familles, totalement indispensables à nombre d’entre elles, et pour maintenir cette proximité de décision qui permet à chacun de s’impliquer dans les orientations et le fonctionnement de ces services publics.


Le travail d’explication et de demande auprès de la préfecture continue. Il prend de nombreuses formes qu’il faut poursuivre et amplifier !


L’état doit prendre en compte les charges spécifiques, école et périscolaire, que notre commune doit absolument assurer.

Sans cela, c’est chacun pour soi, avec des services réduits intenables !

Et des personnes que nous n’employons plus qui émargeront à Pôle Emploi ! Des formations qualifiantes engagées ne se feront pas !


Actuellement, quatre personnes correspondant aux quatre emplois aidés ont un contrat ultra-court de 15 jours pour assurer la rentrée. Chacune ayant moins d’heures de travail, et des temps courts morcelés au fil des temps périscolaires de la journée.

Ce n’est pas tenable, ni pour ces personnes en contrat à temps très partiel qui ne permettent pas de vivre décemment de son travail et sans aucune certitude dans le temps, ni pour la commune dont le budget de fonctionnement ne peut augmenter ainsi.

C’est pourquoi nous avons amèrement décidé en conseil municipal le 1er septembre, en toute transparence (agents, parents, enseignants, éducation nationale, institutions) de ne plus mettre de personnel supplémentaire autre que l’ATSEM titulaire dans le temps scolaire, de diminuer le temps de travail des personnels sur les postes jusqu’alors en « contrats aidés », de réduire le nombre d’animateurs en fonction des enfants présents d’où l’inscription préalable obligatoire aux temps périscolaires, de ne pas remplacer notre agent technique parti en retraite cet été, d’augmenter pour les familles les coûts du périscolaire, de faire de nombreuses petites économies de fonctionnement…

Les élus indemnisés proposent même de laisser leurs indemnités pour financer les postes.

Malgré tout cela, si rien n’évolue, restent à charge du budget de fonctionnement 15 000 € par an qu’il faudra absolument compenser par des économies supplémentaires à trouver… ou des augmentations de recettes.


Pierre LYAN, maire

Motion pour le maintien des moyens d’assurer les services publiques périscolaires

 

 

 

 

 

 

 

 

Télécharger Motion pour le maintien des services périscolaires

Conseil municipal – lundi 10 juillet 2017 – 19h

RÉUNION ORDINAIRE DU CONSEIL MUNICIPAL

(Articles L2121-10, 2121-12 du Code Général des Collectivités Territoriales)

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Le Conseil Municipal se réunira à la Mairie, le lundi 10 juillet 2017 à 19 heures

ORDRE DU JOUR :

  • Approbation du compte-rendu de la séance du 12 juin 2017
  • Délégations
  • Avancée des dossiers et des commissions :
  • Assainissement : appel d’offres pour la réhabilitation de la station d’épuration de Chassenet – ouverture des plis du 28 juin et choix de l’entreprise.
  • Aménagement village : visite du jury concours villes et villages fleuris
  • Bâtiments : opération Cocon 63, certificats d’énergie
  • Pôle Enfance :
  • Compte-rendu du comité de pilotage du 6 juillet.
  • Préparation rentrée scolaire 2017 : remplacement, modification du temps de travail et formation des contrats CAE, heures complémentaires pour remplacement d’un agent maternel, prix du repas à la cantine scolaire et prix de l’ALSH périscolaire pour l’année scolaire 2017/2018, subvention à la coopérative scolaire.
  • Décision modificative au budget général 2017 et non-valeurs.
  • Adhésion à l’agence départementale d’ingénierie territoriale
  • Questions diverses

REUNION ORDINAIRE DU CONSEIL MUNICIPAL – lundi 17 octobre 20h30

(Articles L2121-10, 2121-12 du Code Général des Collectivités Territoriales)

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Le Conseil Municipal se réunira à la Mairie, le lundi 17 octobre 2016 à 20 heures 30.

ORDRE DU JOUR :

• Accueil de Patrick CHALARD, nouvel élu

• Programmation d’un bilan de mi-mandat et des perspectives

• Approbation du compte rendu de la séance du 19 septembre 2016

• Point sur les délégations :
o Modification n°12 des statuts de la CCNL

• Point d’avancée des dossiers et des commissions :
o Future mairie : travaux en cours
o Assainissement : compte rendu de la réunion du 6 octobre
o Aménagement des villages et aménagement hors bourg : état des travaux
o Finances : FIC 2017, indemnité de conseil, contrat CEJ de la CAF, décision modificative au budget, bases des ménages et subvention à la coopérative scolaire 2016/2017
o Personnel : Mise à disposition ALSH périscolaire (avenant n°3), suppression du poste d’adjoint technique principal 2ème classe et création simultanée d’un poste d’agent de maîtrise aux ateliers municipaux

• Réponse à une demande d’utilisation de la Salle des fêtes

• Questions diverses

Election complémentaire second tour, dimanche 9 octobre 8h – 18h

La sous-préfecture de Riom nous communique la liste des candidats

 

ELECTIONS MUNICIPALES  PARTIELLES COMPLEMENTAIRES

 second tour du 9 octobre 2016

 

Candidat au scrutin plurinominal majoritaire

 

COMMUNE DE THURET

Nombre de sièges à pourvoir : 5

 

 

  1. CHALARD Patrick

 

 

 

Résultat de l’élection complémentaire de dimanche 2 octobre

639 inscrits sur les listes électorales

89 votants

30 votes blancs

13 votes nuls

46 votes pour Monsieur Patrick CHALARD, seul candidat

 

Au 1er tour, pour être élu, il faut que le quart des inscrits votent, soit 160 votants, et que le candidat obtienne la moitié des voix plus une, soit au moins 81 voix.

 

Monsieur Patrick CHALARD n’est donc pas élu.

Un deuxième tour aura lieu dimanche 9 octobre de 8h à 18h.

 

De nouveaux candidats peuvent se présenter après avoir obtenu en mairie aux heures d’ouverture du secrétariat les documents nécessaires au dépôt de leur candidature en sous-préfecture de Riom avant mardi 4 octobre 18h00.

Pour plus d’informations, contactez la mairie.

 

Election complémentaire des dimanches 2 et 9 octobre 2016 suite aux démissions successives de cinq conseillers entre février 2015 et juillet 2016

Lorsqu’un conseil municipal voit son nombre de conseillers passer sous la barre des 2/3, la Préfecture engage automatiquement une procédure d’élection complémentaire. C’est fait.

Notre conseil, à l’origine de quinze, s’est amoindri successivement de cinq conseillers.

Certes pas d’un coup, en bloc, par opposition concertée ; mais au fil du temps, pour des raisons diverses attachées à chaque personne.

 

Cela remet-il en cause le fonctionnement que nous avons présenté aux électeurs en mars 2014 ?

Bien sûr que cela nous interpelle fortement et nous oblige à améliorer encore et encore notre fonctionnement individuel et collectif !

Ce fonctionnement, exigeant, toujours perfectible, est basé sur

  • Plusieurs groupes de travail thématiques (ces thématiques sont celles du programme sur lequel l’équipe a été élue), pilotés par les élus en charge de ces dossiers, ouverts aux habitants, aux experts, aux partenaires, éventuellement aux agents concernés qui réfléchissent, s’informent, rencontrent, chiffrent, sont attentifs aux possibilités de cofinancements… et proposent au conseil qui analyse et décide (oui / non / complément d’informations / demande de prise en compte de nouveaux paramètres…) ;
  • Le conseil municipal qui écoute, s’informe, réfléchit, oriente, propose, demande aux groupes thématiques, et in fine statue et décide ;
  • L’exécutif élargi, toujours ouvert à tous les conseillers qui le désirent, qui met en œuvre les décisions du conseil et veille attentivement et en continu (avec l’aide des techniciens) à tous les paramètres, financiers, fiscaux, économiques, sociaux, de gestion d’agents (18 dans notre commune), …

 

Comment simplifier les discussions en conseil municipal, les raccourcir, les rendre plus efficaces ?

Chaque conseiller a les documents par mail plusieurs jours à l’avance (sauf urgence !), peut les consulter en ligne sur des espaces réservés et bien sûr en mairie ; mais la discussion est indispensable, sans quoi le conseil ne devient qu’une chambre d’enregistrement. On ne peut pas à la fois dire que les conseils sont trop longs et que l’information ne passe pas, ou que les décisions sont prises par avance.

Les groupes de travail qui comprennent des habitants de la commune et des partenaires sont aussi le creuset de ces indispensables discussions avant de pouvoir choisir et décider en conseil.

Etre plus concis, plus précis, plus efficaces en conseil… Et toujours mieux préparer les dossiers dans les groupes de travail…

Planifier, programmer, créer des outils de gestion partagés (cartes…) accessibles à tous sont des pistes à continuer d’explorer.

Mais nous ne lâcherons pas sur la méthode mise en place qui impose à chaque élu de prendre connaissance des dossiers, de les lire, d’en parler, d’interroger les collègues qui en sont à l’origine, d’en discuter dans son entourage, d’interpeler le maire… pour avoir toutes les informations nécessaires en entrant en séance de conseil.

Comment concilier les besoins de concertation, de consultation des habitants pour les grands projets et le travail d’élu dans une petite commune rurale de 925 habitants ?

C’est l’enjeu de la participation dans les groupes de travail, toujours ouverts, dans les réunions publiques, toujours libres, dans la communication en ligne ou papier, toujours interactive et participative. Il est évidemment plus facile de critiquer sans jamais participer à quoi que ce soit que de prendre sur son temps de famille, de loisirs, voire de travail pour participer activement à une réflexion engageante, de prendre le temps de s’informer avant de donner son propre avis qui sinon peut paraitre tranché, ou de prendre le risque d’afficher un avis qui ne serait pas partagé, de devoir l’expliquer, et d’écouter les avis des autres… Ces groupes de travail, ces réunions publiques, le site internet, nous les voulons comme autant de creusets de réflexion permettant de mieux cerner la question en jeu et d’apporter de la matière pour le travail des élus en conseil.

Les élus sont toujours disponibles pour recevoir les habitants lors des permanences du secrétariat ou sur RV aux jours et heures appropriées.

Comment rendre attractif les missions de l’élu au service de l’intérêt général, du développement harmonieux de la commune, tout en respectant les contraintes règlementaires et budgétaires toujours plus présentes et dures alors que la société nous conduit sans cesse à plus d’individualisme, à plus de compétition, à plus de paraître (argent, pouvoir…) ?

Au fil du temps et des investissements personnels, ponctués par ces cinq démissions successives, nous avons bien compris toute cette difficulté.

Etre élu c’est donner du temps pour les autres ; c’est donner du temps pour mener à bien des projets dans des conditions de plus en plus difficiles ; c’est accepter de prendre sur son temps de travail, sur son temps de loisirs, sur son temps familial et amical, sur son temps de sommeil ! C’est accepter de travailler en équipe. C’est accepter que son point de vue puisse évoluer, ou ne soit pas toujours celui choisi. C’est accepter que d’autres points de vue puissent être majoritairement choisis et les respecter dans leurs mises en œuvre. C’est accepter d’être critiqué parfois violemment, souvent injustement, de devoir expliquer sans cesse. C’est accepter de travailler sans pour autant être reconnu pour cela. Mais être élu c’est aussi penser et dessiner pour notre commune et avec les gens qui la composent, un avenir plus intéressant, plus respectueux de notre environnement, des gens, permettant à chacun de mieux s’y épanouir, de travailler, d’agir dans son quartier, dans des associations, de participer…

Et c’est pour cela que l’équipe continue et fait appel aux électeurs désireux d’apporter leurs compétences, leur implication, leur envie de construire dans un fonctionnement clair, participatif, coopératif et respectueux des personnes.

Vous pouvez nous rencontrer, venir discuter des projets en cours, des méthodes, des enjeux… nous donner vos envies et nous interroger sur leurs prises en compte…

Vous pouvez vous organiser pour vous présenter à plusieurs (jusqu’à cinq). Vous pouvez aussi vous présenter seul/seule.

Toutes les informations techniques sont dans l’arrêté préfectoral n°2016-104 du 8 août 2016, ici.

Date limite du dépôt des candidatures en sous-préfecture de Riom : jeudi 15 septembre

Elections les dimanches 2 et 9 octobre 2016.

 

Arrêté préfectoral 2016-104

Le lien vers le document CERFA à remplir

ou cerfa_14996-01 à télécharger directement