Confinement – Jour 11 – Qu’en est-il de l’eau ?

La mairie a reçu aujourd’hui un point analytique sur ce sujet, comme toutes les mairies.

L’OMS s’est prononcée sur ce sujet du COVID-19 et de l’eau, tant pour ce qui concerne les personnels qui gèrent les services de l’eau ou ceux de l’assainissement que pour les usagers ou encore pour l’environnement, en sortie de station d’épuration ou dans les eaux de surface.

Son avis, rendu dans un dossier très complet et très documenté (disponible en mairie et par le lien ci-dessous) :

  • « Il existe deux principales voies de transmission du COVID-19 ; respiratoire et contact. Des gouttelettes sont générées lorsqu’une personne infectée tousse ou éternue. Toute personne proche ou en contact avec une personne qui présente des symptômes respiratoires (par exemple, éternuements, toux, …) risque d’être exposée à des gouttelettes respiratoires potentiellement infectieuses. Les gouttelettes peuvent également atterrir sur les surfaces où le virus pourrait rester viable et donc l’environnement immédiat d’un individu infecté peut constituer un vecteur de transmission (transmission par contact). Le risque d’attraper du COVID-19 via les selles d’une personne infectée semble faible. Il y a certains éléments qui indiquent que le COVID-19 peut entraîner une infection intestinale et être présent dans les fèces. Environ 2 à 10% des cas avec COVID-19 confirmé présentaient une diarrhée et deux des études ont signalé la détection de fragments d’ARN viral COVID-19 dans les matières fécales de patients COVID-19. Cependant, à ce jour, une seule étude portant sur un seul échantillon de selles a détecté le virus COVID-19. À ce jour, aucun cas de transmission fécale-orale de COVID-19 n’a été signalé. »
  • Actuellement, il n’y a aucune preuve dans le monde de la survie du virus COVID-19 dans l’eau potable ou les eaux usées. « Bien que la persistance dans l’eau de boisson soit possible, il n’existe actuellement aucune preuve que les coronavirus soient présents dans les ressources en eau de surface ou souterraines, ou transmis par l’eau de boisson. Le virus COVID-19 est un virus enveloppé, avec une membrane externe fragile. Les virus enveloppés sont en général moins stables dans l’environnement et sont plus sensibles aux oxydants, comme le chlore. Bien qu’il n’existe aucune preuve, à ce jour, de la survie du virus COVID-19 dans l’eau, il sera probablement inactivé beaucoup plus rapidement que les virus entériques humains non enveloppés avec transmission hydrique connue (p. ex. adénovirus, norovirus, rotavirus et hépatite A). Par exemple, une étude a révélé que le coronavirus humain n’a survécu que 2 jours dans l’eau du robinet déchlorée et dans les eaux usées des hôpitaux à 20°C. D’autres études concordent ; notant que le coronavirus humain est détruit à 99,9% en 2 jours à 2 semaines à 23°C et 25°C, respectivement. La chaleur élevée ou un pH bas, la lumière du soleil et des désinfectants courants (par exemple le chlore) facilitent tous la destruction. »
  • « La présence du virus COVID-19 n’a pas été détectée dans les réserves d’eau potable et sur la base de preuves actuelles, le risque pour l’approvisionnement en eau est faible. »
  • Pour les personnels, « afin d’éviter tout risque de contamination de l’eau potable par un porteur du virus, malgré le fait que ce virus ne semble pas garder son activité dans l’eau, une hygiène des mains extrêmement rigoureuse est exigée. »
  • « Les protocoles d’hygiène et de sécurité en cours habituellement doivent être suivis à la lettre, sans modification, car ils prennent en compte depuis longtemps d’autres coronavirus avec efficacité. »
  • L’OMS qui poursuit des travaux de recherche poussés sur ce sujet « sera peut-être amenée à modifier ces protocoles ». Mais pour le moment, ils sont opérants.
  • L’eau, en France, même indemne de toute bactérie ou virus comme par exemple la source de Louchadière, sous le puy du même nom, dans la chaîne des Puys, (nous n’en bénéficions pas), est chlorée, par obligation réglementaire, pour garantir tout le long de son acheminement jusqu’au dernier robinet, une qualité bactérienne et virale parfaite. Organoleptique, pas toujours (odeur de chlore parfois…). Ce traitement chloré garanti l’absence de tout germe.
  • Pour ce qui concerne l’assainissement, l’OMS dit « qu’à ce jour aucun cas de transmission du virus COVID-19 par voie fécale-orale n’a été signalé ». « Il n’y a aucune preuve à ce jour que le virus COVID-19 ait été transmis par les réseaux d’égouts, avec ou sans traitement des eaux usées. »
  • L’OMS recommande des mesures techniques particulières pour les chambres de malades du COVID-19 concernant l’évacuation des eaux usées, notamment des toilettes (clapet anti-retour y compris sur les robinets, pas de risque d’éclaboussures…). Ainsi que des mesures de nettoyage adaptées.
  • Idem pour les « eaux grises », après nettoyage des surfaces potentiellement contaminées par le COVID-19.

Pour information, tous les documents sont sur le site de l’OMS à cette adresse https://www.who.int/emergencies/diseases/novel-coronavirus-2019/technical-guidance/infection-prevention-and-control

Conclusion

Dans l’état actuel des connaissances du comportement de ce virus, le risque d’une contamination par l’eau du réseau d’eau potable français est extrêmement faible. Mais on le sait tous, le risque zéro n’existe pas. (La chaleur, le chlore ou la javel, le savon, les rayons ultraviolets (rayonnement solaire), entre autres, détruisent ce virus.)

Les entreprises qui gèrent l’eau potable ou / et les stations d’épuration sont extrêmement attentives à rendre le meilleur service possible et savent parfaitement que si le résultat n’est pas bon, leur responsabilité peut être engagée.

Les mairies, dont Thuret, ont été nombreuses à interroger ces entreprises ou les services de l’état pour connaitre précisément ce qui était mis en place pour garantir la qualité de l’eau livrée au robinet.

Il ne s’agit bien sûr pas de faire une confiance aveugle mais plutôt une confiance active.

Nous continuerons à être vigilants sur ce sujet, comme sur d’autres concernant cette pandémie.

Protégeons-nous pour protéger aussi les plus fragiles d’entre nous !

Information de la gendarmerie nationale dans le cadre du dispositif « Participation citoyenne »

Depuis quelques jours, sur le département du Puy-de-Dôme, des personnes se présentent au domicile des particuliers pour proposer de bitumer des allées suite à un fond de cuve de goudron restant dans leur camion.
Aucun document n’est remis et le prix est très attractif.

Malheureusement, après avoir été payés, le travail est de très mauvaise qualité et il n’y a aucun moyen de recours……

La gendarmerie nous a communiqué trois photos des camions concernés.

Pour rappel : goudronner une allée sur une propriété privée (pas sur le trottoir qui fait partie, en général, du domaine public de la commune), nécessite une déclaration de travaux en mairie si la propriété est tout ou partie dans le périmètre de l’église, monument historique (périmètre des 500m). Libre sinon.

L’Agence Départementale d’Ingénierie Territoriale en charge d’instruire les dossiers d’urbanisme consulte alors l’architecte des bâtiments de France qui, la plupart du temps, émet des prescriptions incontournables (obligatoires) comme la couleur…

Les services de l’état demandent très justement aux communes de limiter au maximum d’étanchéifier de nouvelles surfaces. Plus de sols étanches provoquent, lors de pluies soudaines et fortes, un surcroît d’arrivée d’eau aux points bas de la commune quasi plats, où les avaloirs comme les tuyaux ne sont pas calibrés pour accepter une telle charge hydraulique. Les inondations sont alors inéluctables. Et peuvent conduire les services de l’état à étendre la zone inondable et donc y interdire toute construction.

Sans compter, pour le réseau unitaire d’assainissement du bourg de Thuret (c’est différent pour Chassenet, en séparatif), un déversement soudain dans la nature, par les déversoirs d’orage chargés de protéger la station d’épuration, de l’eau de ruissellement et de l’eau usée non traitée par la station. La pollution file alors directement dans le milieu naturel. Ce que les services de l’état ne veulent plus accepter.

D’où l’importance pour chacun, comme imposé par le PLU, de garder les eaux de ruissellement sur son terrain (toits, allées, cours, entrées…). Et ce n’est jamais très facile !

Dératisation des réseaux d’assainissement du bourg de Thuret – mardi 8 octobre

Deux fois par an, la société H.D.A. contrôle et traite chaque lieu d’infestation du réseau d’assainissement du bourg en respectant de strictes consignes de sécurité et d’hygiène.

Il ne s’agit pas d’éradiquer tous les rats, mais d’en limiter fortement la prolifération.

Comme chaque fois, nous demandons aux habitants de bien respecter les consignes de sécurité qui peuvent leur être données, et de contribuer, sur leur propriété, en respectant les règles d’usage, à contenir toute prolifération.

Aménagement du cœur de bourg. Où en est-on ?

La réunion élus, commerçants de la commune, responsable des routes au Conseil Départemental, cabinet d’étude du 11 mars dernier a permis aux uns de présenter le projet et aux autres d’exprimer leurs très fortes inquiétudes.

Le projet est toujours pour

  • Sécuriser et favoriser les déplacements doux (piétons, poussettes, enfants, personnes âgées…) convergeant vers le centre-bourg, notamment des parking Madeleine de Chazelles et de la Marmite,
  • Diminuer fortement la vitesse des véhicules sur les RD210 et RD211
  • Conforter l’attractivité des commerces et services
  • Valoriser l’espace centre bourg, place de l’église, commerces, école et centre de loisirs, bibliothèque, mairie, tiers-lieu…
  • Valoriser l’église St Martin, classée

Les points de discussions ont exclusivement concerné le double sens de la rue de l’Eglise qui passerait en sens unique avec sortie vers la RD211 (route de Sardon) et les stationnements. Le besoin exprimé par les commerçants de la place, craignant que la rénovation du centre-bourg leur fasse perdre de la clientèle, est de ne pas réduire la largeur de la route pour permettre aux véhicules de stationner sur la voirie (en plus des parkings existants), leur permettant ainsi d’aller facilement dans leurs commerces, et donc l’obligation de garder le double-sens, puisque de fait un sens est souvent utilisé en stationnement. Et ne pas supprimer les places devant la croix, ou alors les remplacer par d’autres devant l’église.

Il est très difficile de projeter une évolution de la clientèle liée directement à la rénovation d’une place qui devrait pourtant être une chance pour l’attractivité du centre-bourg. Mais quelques lignes de force ont pu être discutées et validées :

Un exemple de bordure cc1 qui sera utilisée pour délimiter la voirie de la place de l’église
  • la place de l’église, du mur de l’église aux murs des maisons sera un espace « ouvert », quasi de plain-pied, facilitant tous les déplacements, y compris pour les personnes à mobilité réduite, les poussettes…
  • la seule distinction entre ce qui est actuellement le trottoir côté commerces et la rue sera une ligne de caniveaux de type cc1 c’est à dire à double pente, très peu profonds, de même niveau que le sol, contrairement à l’existant
    • cela permettra très facilement aux véhicules de se garer sur la partie « trottoir » très élargie, à toute proximité des commerces, et si possible sans ventouser l’espace.
    • la terrasse de la Taverne est bien sûr conservée.
  • le sens unique, refusé par les commerçants, pose le problème des habitants de Sardon qui viennent chercher leur pain. Impossible de tourner sur la place rénovée : sens interdit. Il est donc nécessaire de trouver au moins deux places sur la RD211 à proximité.
    • Ce sera chose faite devant la MFR avec la création de deux places.
  • l’interdiction de traverser la place en venant de Sardon, notamment pour les camions et semi-remorques, nécessitera de prévoir des emplacements camions et ensembles routiers sur la rue du Champ de l’Oie.
    • de fait, c’est déjà le cas, mais il faudra mieux délimiter les emplacements rue du Champ de l’Oie, sécuriser les bordures de rue, les tabourets… actuellement non prévus pour supporter de telles charges, et reprendre la voirie de la rue de l’Étang notamment à l’intersection avec la rue du Champ de l’Oie.
    • Les girations en sortie de la rue du Champ de l’Oie sur la rue des Dômes comme celle de la RD211 dans sa patte d’oie avec la RD210 sont étudiées et seront aménagées pour les ensembles routiers les plus gros (pas les convois exceptionnels) et les cars.
  • l’interdiction de circuler pour tout camion, semi-remorque… place de l’église est indispensable car la rue actuelle n’est pas capable de supporter de telles charges (souvent jusqu’à 40 tonnes), n’ayant pas été structurée à l’origine pour cet usage. C’est une voirie communale. La refaire dans toute sa structure pour la mettre aux normes coûterait très cher à la commune. Ce n’est pas raisonnablement envisageable. D’autant plus qu’il existe un moyen simple de ne pas l’utiliser en passant par l’intersection RD211-RD210.
  • La sortie de la place de l’église vers la RD210 (rue de la Limagne) ne présente pas la visibilité nécessaire à une sécurité normale. C’est pour cela que le sens de circulation de la place sera de la rue de la Limagne vers la rue des Dômes (de la RD210 à la RD211).
  • La suppression des quatre places actuellement au pied de la croix, devant l’église, correspond à la volonté de créer une perspective de vue vers l’église la plus intéressante possible. Aujourd’hui, l’église est enfermée par des arbres et des véhicules. On peut faire mieux !
    • Les commerçants ne voulant pas déroger sur cette question de places les plus proches possibles de leurs commerces, le cabinet d’étude LMP a proposé de créer quatre autres places de parking devant l’église, à droite de la porte d’entrée.
  • Dans le projet, six places de parking sont créées sur la RD210 le long de la mairie. Avec ces six places, même sans créer quatre places devant l’église en remplacement des quatre places supprimées, le nombre de places de parking au centre-bourg reste constant (six places sur la partie trottoir le long des commerces, six places sur la RD210, deux places en haut de la RD211 et huit places à l’emplacement du parking actuel, soit en tout 22 places).
  • actuellement, quasi chaque jour à midi, un véhicule au moins, et souvent bien plus, sont garés sur la voirie en face du restaurant alors que le parking a encore plusieurs places de libres.
    • Il faut dire aussi qu’aucune place PMR, sauf devant la mairie, n’est actuellement délimitée à proximité des commerces. Il faut absolument le prévoir. Mais tous ces véhicules « garés » sur la voirie n’ont probablement pas tous des conducteurs handicapés. C’est une habitude bien confortable pour certains, mais qui ne respecte pas les règles normales de stationnement ni celles du code de la route.
  • le besoin d’emplacements de parking lié aux événements cultuels (messes, cérémonies…) ne peut pas être pris en compte à ce niveau. Mais par contre, une place PMR proche des commerces et de l’église s’avère indispensable. Pas plus, malgré ces besoins occasionnels, car ne peuvent se garer sur une place PMR que les personnes en situation de handicap, titulaires de la carte mobilité inclusion, mention stationnement.
  • les massifs sont tous dans la ligne de ce que nous nous employons à mettre en place depuis 3 ans et qui nous vaut chaque année une récompense départementale (villes et villages fleuris : ma commune au naturel) et l’an dernier une récompense nationale (terre saine) :
    • des vivaces de production locales (dans la commune) et des bulbes qui se naturalisent,
    • du BRF que nous produisons en broyant nos tailles d’arbres,
    • pas d’arrosage sauf si besoin à la plantation,
    • aucun produit chimique,
      • pour un entretien annuel très limité, un effet agréable et varié au fil des saisons et une unité dans nos deux villages avec l’aide de plus en plus importante des habitants (vous pouvez toujours venir chercher gratuitement en mairie des graines de vivaces pour semer en pied de mur).

Le projet se poursuit, coporté par le département et la municipalité

Le projet actuel se situe dans le cadre indiqué ci-dessus, et aussi dans le respect de la réglementation, de l’esprit du projet qui est de faire du cœur de bourg un lieu partagé, vivant, le plus sécure possible, le plus accessible possible, le plus agréable possible, le plus pratique possible pour le plus de monde possible, tout en restant dans les limites des capacités financières de la commune, du conseil départemental et de leurs partenaires.

Il fera l’objet d’un projet d’aménagement qui sera soumis à l’avis de l’architecte des bâtiments de France. C’est seulement après cet avis que le projet sera opérationnel en prenant en compte les prescriptions données.

Premiers coups de pelle avant la fin de l’année 2019 pour une durée de six mois.

Le projet est-il encore modifiable ?

Oui, tant qu’il n’est pas au stade de projet défini. Vos contributions, par le moyen que vous choisirez, y compris passer en mairie, regarder les plans, étudier le projet, en discuter avec les élus, avec d’autres habitants… sont toujours les bienvenues.

Des éléments de sécurité sont ajustés : place des bancs de béton devant l’école, largeur et nombre de passages surélevés…

D’autres sont des options prévues et facilement ajoutables en cours de réalisation ou plus tard comme par exemple les feux tricolores devant l’école (les gaines sont prévues quel que soit le choix qui sera fait), demandés par les parents, mais pas souhaités par les services du conseil départemental ni par le cabinet d’étude, jugeant qu’il y a mieux à faire pour la sécurité des enfants.

La signalétique sera à travailler (commerces, services…) dans un projet global pour le village (dont artisans…).

Coût prévisionnel

  • Coût total HT prévisionnel à ce jour :
    • 700 000 €
      • 300 000 € pour la RD210 (voirie, cheminements et éléments de sécurité),
      • 130 000 € pour la RD211 (idem)
      • 100 000 € pour la voirie place de l’église (idem),
      • 170 000 € pour l’aménagement de la place
  • Dont 500 000 € à la charge de la commune soit
    • 100 000 € pour la voirie place de l’église (uniquement la bande de roulement),
    • 170 000 € pour l’aménagement de la place,
    • 230 000 € pour les aménagements des départementales autre que chaussée.
      • Des subventions viendront en déduction de cet investissement communal important (Etat, Conseil Départemental, Conseil Régional et peut-être Europe).
      • Le reste sera de l’autofinancement et un emprunt d’un montant maximum de 250 000 €.
  • Et 200 000 € à la charge du Conseil Départemental (uniquement la voirie départementale, structure et bande de roulement, sans les cheminements ou aménagements de sécurité comme les passages surélevés).
  • Les concessionnaires (électricité, Orange, gaz, eau, assainissement) ont eux aussi des coûts qu’ils prennent totalement (eau) ou partiellement en charge (mise aux normes, modification de branchements, suppression des réseaux aériens, deuxième phase de la mise en valeur lumineuse de l’église…) qui nécessiteront une participation du budget communal, probablement de l’ordre de 80 000 €.
  • Des travaux supplémentaires d’assainissement pour collecter les eaux de surface sur l’emprise des travaux et les envoyer directement au ruisseau permettraient d’alléger encore l’apport d’eau parasite qui perturbe, quand il est trop important, le fonctionnement de la station d’épuration du bourg, en dépassement de capacité théorique (et non réelle).

Visite de la station d’épuration de Chassenet

La municipalité de Thuret
a le plaisir de vous inviter, malgré le temps pluvieux, à visiter la nouvelle
station d’épuration de CHASSENET (dans le bas de Chassenet, rue des Peupliers).

Cette station biodisques et lits de roseaux est en service
depuis août 2018 et remplace une station de type fosse septique qui n’aura
malheureusement fonctionné que quelques années avec pour conséquence une
interdiction à construire sur toute la commune, levée sur Chassenet depuis 13
mois, mais toujours en vigueur sur le bourg de Thuret jusqu’à la fin des
travaux en cours sur le réseau d’assainissement du bourg.

Lors de cette visite, les ingénieurs et techniciens des entreprises,  bureau d’étude, organisme de maintenance, organismes de contrôle…nous expliqueront dans le détail comment fonctionne cette station, à la fois novatrice dans le département, mais éprouvée dans d’autres depuis plus de soixante ans et que nous avons choisi rustique, solide et la plus respectueuse possible de l’environnement et des habitants proches.

Ils nous parleront aussi des rendements épuratoires, des
normes de rejet et répondront, avec les élus, à toute question de leurs
compétences.

Visite guidée sur site
entre 11h et midi ce samedi 10 novembre 2018

Verre de l’amitié en fin de visite

Le schéma fonctionnel
Plan de la station d’épuration de Chassenet

Visite de la station d’épuration de Chassenet

Ouvert à tous, habitants, personnes intéressées…

Station biodisques et lits de roseaux

La visite se fera en présence des ingénieurs et techniciens des entreprises (OTV-MSE et GDCE), du SATESE, de la SEMERAP, d’Egis-Eau qui ont réalisé la station.

Samedi 10 novembre de 10h30 à midi

Le poste d’entrée de la station : arrivée des effluents
Le dégrilleur tamis alimenté par le poste d’entrée, stocke et compresse les déchets indésirables (lingettes…) avant d’envoyer les effluents dans les deux unités biodisques
Le poste de désodorisation au charbon actif supprime les odeurs indésirables du poste d’entrée et du dégrilleur. Il a un rôle très important car la station est très proche des dernières maisons.
La « cabane », poste de contrôle et d’information sur la marche de la station. Elle est reliée en direct à la SEMERAP, chargée du bon fonctionnement de la station, de son efficacité et de sa maintenance.
Les deux unités de biodisques reçoivent les effluents du dégrilleur. Elles sont le cœur de la station. Ce sont elles qui, grâce aux milliards de bactéries fixées sur chacun de leurs disques de 2 mètres de diamètre partiellement immergés, digèrent et dégradent les matières organiques et une partie importante de l’azote. La rotation lente des biodisques assure à la fois un contact de la biomasse fixée sur les disques avec la matière organique et donc des bactéries avec l’effluent, l’oxygénation indispensable des bactéries et le mélange continu de l’effluent. L’effluent qui sort des deux unités biodisques contient très peu de matière organique « vivante » (abattement très important), et beaucoup moins d’azote. L’effluent en sortie de biodisques est stocké dans un poste de relevage puis envoyé alternativement dans chaque lit de roseaux.
Les six lits de roseaux, chargés de retenir les dernières particules
en suspension de matière organique morte  et « d’abattre » encore l’azote, le phosphore, les substances minérales,… Les roseaux servent essentiellement à empêcher que le substrat se colmate et ne soit plus suffisamment aéré (oxygéné) pour permettre le travail des bactéries.
Trois des six lits de roseaux arrosés par bâchées successives en alternance.
L’effluent percole dans les lits puis est collecté pour rejoindre le Ris en aval de la station.

La station d’épuration de Chassenet fonctionne. On s’approche de la livraison !

Les lits ne sont pas encore plantés de rhizomes mais jouent déjà leur rôle de fixateur des matières organiques et de filtre.

Un unité de traitement biodisques qui se charge en bactéries dévoreuses des matières organiques (les disques changent de couleur et foncent).

La station d’épuration de Chassenet mise en service

Encore de nombreux réglages, tests, essais…  et la station sera vraiment opérationnelle.

La station provisoire est arrêtée et les effluents transitent maintenant dans la nouvelle station.

Les biodisques se chargent en bactéries qui détruiront la matière organique.

Les rhizomes seront mis en place dans quelques jours et termineront le travail d’épuration, de fixation des éléments minéraux et de filtration.

Fin juillet, nous verrons enfin, avec les premières mesures en laboratoire, le niveau d’efficacité épuratoire de la station.

La station d’épuration de Chassenet est en eau

La station est presque opérationnelle. La désodorisation est en place; les tests d’étanchéité des lits en cours; le canal venturi branché… Bientôt la plantation des roseaux…

Une des deux unités de biodisques

Test d’étanchéité en cours

Les lits contiennent environ 350 tonnes de matériaux (gros galets, plus petits, gravier, sable) et 150 tonnes d’eau…