Visite de la station d’épuration de Chassenet

La municipalité de Thuret
a le plaisir de vous inviter, malgré le temps pluvieux, à visiter la nouvelle
station d’épuration de CHASSENET (dans le bas de Chassenet, rue des Peupliers).

Cette station biodisques et lits de roseaux est en service
depuis août 2018 et remplace une station de type fosse septique qui n’aura
malheureusement fonctionné que quelques années avec pour conséquence une
interdiction à construire sur toute la commune, levée sur Chassenet depuis 13
mois, mais toujours en vigueur sur le bourg de Thuret jusqu’à la fin des
travaux en cours sur le réseau d’assainissement du bourg.

Lors de cette visite, les ingénieurs et techniciens des entreprises,  bureau d’étude, organisme de maintenance, organismes de contrôle…nous expliqueront dans le détail comment fonctionne cette station, à la fois novatrice dans le département, mais éprouvée dans d’autres depuis plus de soixante ans et que nous avons choisi rustique, solide et la plus respectueuse possible de l’environnement et des habitants proches.

Ils nous parleront aussi des rendements épuratoires, des
normes de rejet et répondront, avec les élus, à toute question de leurs
compétences.

Visite guidée sur site
entre 11h et midi ce samedi 10 novembre 2018

Verre de l’amitié en fin de visite

Le schéma fonctionnel
Plan de la station d’épuration de Chassenet

Visite de la station d’épuration de Chassenet

Ouvert à tous, habitants, personnes intéressées…

Station biodisques et lits de roseaux

La visite se fera en présence des ingénieurs et techniciens des entreprises (OTV-MSE et GDCE), du SATESE, de la SEMERAP, d’Egis-Eau qui ont réalisé la station.

Samedi 10 novembre de 10h30 à midi

Le poste d’entrée de la station : arrivée des effluents
Le dégrilleur tamis alimenté par le poste d’entrée, stocke et compresse les déchets indésirables (lingettes…) avant d’envoyer les effluents dans les deux unités biodisques
Le poste de désodorisation au charbon actif supprime les odeurs indésirables du poste d’entrée et du dégrilleur. Il a un rôle très important car la station est très proche des dernières maisons.
La « cabane », poste de contrôle et d’information sur la marche de la station. Elle est reliée en direct à la SEMERAP, chargée du bon fonctionnement de la station, de son efficacité et de sa maintenance.
Les deux unités de biodisques reçoivent les effluents du dégrilleur. Elles sont le cœur de la station. Ce sont elles qui, grâce aux milliards de bactéries fixées sur chacun de leurs disques de 2 mètres de diamètre partiellement immergés, digèrent et dégradent les matières organiques et une partie importante de l’azote. La rotation lente des biodisques assure à la fois un contact de la biomasse fixée sur les disques avec la matière organique et donc des bactéries avec l’effluent, l’oxygénation indispensable des bactéries et le mélange continu de l’effluent. L’effluent qui sort des deux unités biodisques contient très peu de matière organique « vivante » (abattement très important), et beaucoup moins d’azote. L’effluent en sortie de biodisques est stocké dans un poste de relevage puis envoyé alternativement dans chaque lit de roseaux.
Les six lits de roseaux, chargés de retenir les dernières particules
en suspension de matière organique morte  et « d’abattre » encore l’azote, le phosphore, les substances minérales,… Les roseaux servent essentiellement à empêcher que le substrat se colmate et ne soit plus suffisamment aéré (oxygéné) pour permettre le travail des bactéries.
Trois des six lits de roseaux arrosés par bâchées successives en alternance.
L’effluent percole dans les lits puis est collecté pour rejoindre le Ris en aval de la station.

Station d’épuration de Chassenet – Les travaux

Les deux cuves sont explosées ! Plus aucun renfort métallique présent ! La fibre de verre est fragile. La forme s’est affaissée depuis longtemps, ovalisée.

Et énorme surprise, les lits de filtration sont impeccablement propres. Graviers comme sable sont comme « neufs » alors qu’ils devraient être noirs et plutôt gluants et odorants. Mis en service en 2001, ces lits de filtration n’ont manifestement jamais vu un effluent qui probablement filait directement au ruisseau… Personne n’a jamais contrôlé l’efficacité de ces lits, pensant que la cause du non fonctionnement de la station quasi depuis sa mise en service, était dû aux cuves. Pourtant les effluents sortis de ces 2 cuves ne semblent n’avoir jamais passé dans les lits de filtration. Evidemment que les rejets ne pouvaient pas être conformes !!! Tout le monde (Police de l’Eau, SATESE, exploitant, commune) s’est fait piéger par le dysfonctionnement évident des cuves de décantation (fragilité, épaisseurs de résine non respectées, quantité de fibres trop faibles…) et une probable mauvaise conception générale (présence de H2S non géré, colmatages…) et n’a pas imaginé qu’une autre cause pouvait s’ajouter. Ceci dit, même avec des filtres à sable en fonctionnement, la station n’aurait pas fonctionné correctement ! C’est le cas de quasi toutes les stations « Eparco » de ce type (collectivités) dont certaines sont encore en fonctionnement, tant bien que mal…

Les travaux débutent à la station d’épuration de Chassenet

Depuis le 9 octobre, les engins sont à l’oeuvre pour déposer les lits de filtration, les cuves…

Le lit de filtration vu des cuves

 

 

L’une des 2 cuves de décantation/digestion effondrée en 2010. Depuis, la station ne fonctionne plus que sur une filière de décantation.

 

Un des deux lits de filtration, colmaté quelques années après sa mise en service. En réalité, les deux lits de filtration n’ont jamais fonctionné ! La preuve : graviers puis sables de chacun des deux lits, déposés ces derniers jours, dès le début des travaux, sont impeccables. Aucune trace d’effluent ! Ce qui est totalement impossible pour un lit de filtration !!!