Périscolaire et agents maternels – aucune information à ce jour

Ce vendredi 22 septembre à midi, toujours aucune information concernant le devenir de notre demande de renouvellement de deux emplois aidés.

L’organisation des temps périscolaires est actuellement dépendante des contrats courts (15 jours) que nous avons renouvelés une fois et qui se terminent fin septembre.

Malgré tous les efforts faits par les services, notamment la réduction d’heures-animateurs et la non reconduction des heures d’agent maternel en classe, malgré le non remplacement d’un agent technique parti en retraite, malgré l’augmentation du coût horaire payé par les parents et leur effort d’inscription une semaine avant pour permettre d’ajuster le nombre d’animateurs au plus prêt de la réalité, le budget de fonctionnement de la commune est lourdement impacté.

Nous attendons tous la réponse de la préfecture pour nous permettre d’organiser au mieux les services, même si de 4 emplois aidés, nous passerons au mieux à seulement 2, et moins aidés financièrement par l’état.

Clairement, nous ne pourrons pas assurer les mêmes services dans les mêmes conditions que l’année dernière.

Comme nous ne pourrons pas réaliser l’ensemble des grosses opérations d’entretien prévues (chemins, grosses réparations…), même si bien sûr certaines le seront !

Combien de temps les communes rurales qui ont des services mais pas ou peu de revenus autres que les impôts locaux (ceux qui resteront) tiendront-elles avec de moins en moins de finances pour fonctionner ?

Pierre LYAN

Réunion d’information sur le fonctionnement de l’accueil de loisirs périscolaire

Chers parents,
Madame, Monsieur,

Afin de vous présenter le fonctionnement de l’accueil de loisirs périscolaire, nous vous proposons de nous rencontrer lors d’une réunion qui aura lieu :

Mercredi 20 septembre 2017 à 18h30

A la salle des fêtes de Thuret.

Nous en profiterons pour faire un point sur cette rentrée 2017/2018.

 

Fabien BRUN, directeur de l’ALSH périscolaire, Betty PERONNIN, responsable pédagogique, Pierre LYAN, maire

L’école, le périscolaire, où en est-on ?

L’accueil périscolaire (le matin avant l’école, entre 11h30 et 13h20 et la restauration de midi, le soir après l’école, les 3 heures hebdomadaires des TAP, sur trois jours pour alléger la journée scolaire) est un service public indispensable aux familles qui travaillent pour la plupart loin de la commune.

L’aide aux enseignantes des deux classes maternelles permet d’assurer hygiène et sécurité des enfants, de rendre la vie de classe plus sereine et plus propice aux apprentissages des élèves, notamment sociaux.

Ces missions étaient jusqu’alors remplies par 14 personnes presque toutes en temps partiel, dont 4 emplois aidés.

Contrats finis pour deux d’entre eux fin août, contrats renouvelables pour les deux autres à compter de la rentrée. Demandes de renouvellement faites depuis juin et mises en attente par Pôle Emploi.


La décision du gouvernement donnée aux préfets courant août supprime tout renouvellement de contrat aidé et interdit toute nouveau contrat, s’appuyant sur un coût trop élevé et un retour à l’emploi durable trop faible.

J’ai aussitôt écrit à Madame la Ministre du Travail pour lui demander de prendre en compte l’impossibilité que nous avions d’embaucher 4 personnes au SMIC à la place de ces 4 emplois aidés. Sans réponse à ce jour.

Impact sur notre commune pour assurer le même service : + 35 000 € minimum par an.


Et comment parvenir à réorganiser les services 15 jours avant la rentrée ???


Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas mis en place les contrôles lui permettant de réguler les utilisations des emplois aidés utilisés comme source d’économie par probablement trop d’employeurs publics ou privés qui ne respectaient pas leurs obligations d’accompagner les emplois aidés dans leurs formations qualifiantes ? Pourquoi supprimer alors que dans certaines conditions, ces emplois aidés constituaient de vrais tremplins vers l’emploi durable ? Pourquoi ne pas regarder là où ça marchait pour identifier les conditions de réussite et les généraliser ?

Comment les communes rurales vont-elles continuer à organiser et financer les services publics indispensables alors que l’état impose des coûts supplémentaires et diminue ses dotations qui pourtant contribuent à réduire les inégalités entre les territoires ?


L’état par sa décision unilatérale nous impose annuellement 35 000 € de coût supplémentaire que ne peut supporter notre budget de fonctionnement.


Ce budget de fonctionnement est composé essentiellement des salaires, charges et formations et des frais de fonctionnement des bâtiments communaux, de l’entretien général, des réparations… Pour le financer, deux ressources : les impôts locaux et les dotations d’état qui ne cessent d’être diminuées. La commune n’ayant pas d’autres revenus que la location de quelques ares de terrains, rien ne nous permet d’augmenter notablement nos recettes.

Avec la prochaine réforme de la taxe d’habitation (suppression ? baisse ?), les communes perdront une part importante de leurs recettes qui sera compensée provisoirement par l’état, sans le dynamisme lié à l’urbanisme local. Est-ce la fin programmée des communes ?

Quand la commune investit, comme par exemple dans la rénovation du presbytère ou le remplacement de la station d’épuration de Chassenet, elle sollicite des subventions, utilise une part des excédents de fonctionnement si elle en a, et emprunte le reste pour lisser les coûts sur les années futures. Cela n’impacte jamais le budget de fonctionnement qui doit rester équilibré.

Le conseil municipal est unanime pour défendre les services mis en place pour les familles, totalement indispensables à nombre d’entre elles, et pour maintenir cette proximité de décision qui permet à chacun de s’impliquer dans les orientations et le fonctionnement de ces services publics.


Le travail d’explication et de demande auprès de la préfecture continue. Il prend de nombreuses formes qu’il faut poursuivre et amplifier !


L’état doit prendre en compte les charges spécifiques, école et périscolaire, que notre commune doit absolument assurer.

Sans cela, c’est chacun pour soi, avec des services réduits intenables !

Et des personnes que nous n’employons plus qui émargeront à Pôle Emploi ! Des formations qualifiantes engagées ne se feront pas !


Actuellement, quatre personnes correspondant aux quatre emplois aidés ont un contrat ultra-court de 15 jours pour assurer la rentrée. Chacune ayant moins d’heures de travail, et des temps courts morcelés au fil des temps périscolaires de la journée.

Ce n’est pas tenable, ni pour ces personnes en contrat à temps très partiel qui ne permettent pas de vivre décemment de son travail et sans aucune certitude dans le temps, ni pour la commune dont le budget de fonctionnement ne peut augmenter ainsi.

C’est pourquoi nous avons amèrement décidé en conseil municipal le 1er septembre, en toute transparence (agents, parents, enseignants, éducation nationale, institutions) de ne plus mettre de personnel supplémentaire autre que l’ATSEM titulaire dans le temps scolaire, de diminuer le temps de travail des personnels sur les postes jusqu’alors en « contrats aidés », de réduire le nombre d’animateurs en fonction des enfants présents d’où l’inscription préalable obligatoire aux temps périscolaires, de ne pas remplacer notre agent technique parti en retraite cet été, d’augmenter pour les familles les coûts du périscolaire, de faire de nombreuses petites économies de fonctionnement…

Les élus indemnisés proposent même de laisser leurs indemnités pour financer les postes.

Malgré tout cela, si rien n’évolue, restent à charge du budget de fonctionnement 15 000 € par an qu’il faudra absolument compenser par des économies supplémentaires à trouver… ou des augmentations de recettes.


Pierre LYAN, maire

Lundi 4 septembre, jour de rentrée spécial emplois aidés !

Environ soixante-dix personnes étaient réunies devant l’école, en présence de Madame Christine PIRES-BEAUNE, députée, pour montrer l’impact de la suppression de 4 emplois aidés juste avant la rentrée, sur le périscolaire, les agents maternels présents en classe, la cantine, les TAP (temps d’activité périscolaire).

Moment fort, solennel et poignant pendant lequel les prises de parole successives ont montré la gravité de la situation.

Pas d’Assistant de Vie Scolaire (AVS) pour un enfant autiste en maternelle où justement, il n’y a plus non plus de personnel communal !

Des restrictions du nombre d’enfants accueillis pour respecter au plus prêt les taux d’encadrement en fonction des animateurs.

Un recrutement de trois animateurs sur un contrat ultra-court de 15 jours pour faire que les premiers jours de rentrée soient les mieux possibles pour les enfants. Mais sans aucune certitude de pérennisation malgré le besoin en réalité de 4 personnes !!!

Une augmentation du coût périscolaire pour les parents.

Le non remplacement d’un agent technique parti cet été en retraite. Ce qui pénalise fortement les services techniques et sort de l’équipe une personne en remplacement très compétente.

Un surcoût important pour la commune malgré toutes les restrictions et la hausse de la participation des parents, très difficilement supportable dès 2018 !

Un très fort risque de non pérennisation d’un emploi aidé, en cuisine de la Maison Familiale, rendant alors impossible la confection des repas pour l’école (100 chaque midi) début octobre ! Un appel d’offre pour un prestataire privé extérieur est en cours pour prendre la suite si aucune solution n’est trouvée, avec perte d’emplois sur la commune et perte de la qualité indéniable liée à la proximité et aux interactions continues entre professionnelles de la MFR et de la commune !!!

Ce que personne ne souhaite ! Au contraire !!!

 

Article sur le site de La Montagne

Article sur le site de France TV Infos,

 

 

Motion pour le maintien des moyens d’assurer les services publiques périscolaires

 

 

 

 

 

 

 

 

Télécharger Motion pour le maintien des services périscolaires

Comment se déroulera la rentrée scolaire ce lundi 4 septembre ???

Evidemment pas bien. Pas bien du tout !!!

4 emplois manquent. Les 4 emplois aidés supprimés en application stricte par la Préfecture des choix du gouvernement.

Impossible lundi d’assurer les garderies du matin et du soir.

Impossible lundi d’assurer le repas de midi.

Mais un service minimum d’accueil est organisé pour les familles dans l’impossibilité de faire autrement.

 


Je demande aux familles de s’organiser pour si possible qu’aucun enfant ne vienne à l’école avant l’ouverture du portail à 8h20 ou ne reste après 16h30 ce lundi 4 septembre, jour de rentrée.

Et si vous n’avez pas la possibilité de le récupérer de 11h30 à 13h20, préparez-lui un repas froid dans un sac. Des agents de la collectivité et des élus assureront leur sécurité.

Un service minimum de garderie aux heures habituelles est organisé pour les parents qui n’ont vraiment aucune solution.

L’école sera bien ouverte aux heures habituelles et l’équipe enseignante bien présente.

La rentrée sera normale pour les enfants.


Lundi matin, je vous demande, parents, enseignants, élus, agents de la collectivité, élèves, amis de l’école… de vous rendre devant l’école pour faire masse. Madame la députée, Christine PIRES-BEAUNE, sera présente vers 10 h et a convié des médias (La Montagne, France 3 Pays d’Auvergne…) à venir constater, dans notre village de Limagne, combien cette décision de supprimer les emplois aidés, juste avant la rentrée scolaire, déstabilise et impacte fortement et irrémédiablement les services dans et autour de l’école.

Ce moment fort nous permettra de montrer qu’une décision qui peut sembler cohérente détruit en cascade des services indispensables dans nos écoles de campagne.

Tout ce qui vous semble utile pour faire comprendre, donner à voir… est le bienvenu (affiches, textes, témoignages, questionnements, banderoles…)


Cohérente ? Non !

Car à Thuret, TOUS les emplois aidés ont bénéficié depuis des années d’au minimum une formation de base, le BAFA; et depuis 2014, en plus du BAFA, de formations qualifiantes (CAP petite enfance, CQP animation périscolaire…) et d’accompagnement vers un emploi durable.

Et ça marche !

La preuve :

Les deux emplois aidés dont le contrat se termine le 31 août 2017 seront en poste dès demain, 1er septembre, dans d’autres collectivités et sur un emploi durable.

Le directeur du centre de loisirs et son adjointe ont aussi débuté professionnellement en emploi aidé; comme beaucoup d’autres. N’est-ce pas de belles réussites ?

C’est exactement le contraire de ce qui motive Madame la Ministre du Travail dans sa décision de supprimer le dispositif emplois aidés qu’elle juge inefficace et trop cher.


Les deux autres emplois aidés dont les contrats se terminent aussi le 31 août mais qui auraient dû être renouvelés pour un an réfléchissent à la proposition que nous leur avons faite : un CDD annualisé sur 10 mois de 12 h à 15 h par semaine (ou de 10 à 13 h annualisé sur l’année !). Un temps plein, c’est 35 heures… Impossible de leur proposer plus : nous avons besoin de personnels dans des temps courts, chaque jour (cantine, TAP) ! Et en supprimant le poste d’agent maternel qu’elles se partageaient, les temps de travail deviennent morcelés, de 7h30-8h20, 11h30-13h20, 15h30-16h30, à 16h30-18h30…

Moins de travail, moins de motivation, moins d’interactions école – périscolaire… Ce sont les enfants qui vont les premiers en souffrir.

Et quid des formations engagées ??? La commune avait pris l’engagement de les financer, dans le cadre du dispositif emploi aidé – l’état aide la commune, et la commune aide le salarié à acquérir une formation qualifiante. Mais le fera-t-on sur des CDD classiques qui ne demandent rien ??? sans aucune contrepartie financière, sans aucune aide ?

Où sont les avantages de cette réforme ?

 


Si l’une des personnes sollicitées pour ces trois postes à temps très très partiels n’accepte pas ce qui lui est proposé, nous serons dans l’impossibilité d’assurer les services périscolaires ou / et la cantine au niveau attendu dans les jours suivants, en attendant de recruter quelqu’un qui veuille bien travailler si peu !!!


 

D’autre part la Maison Familiale et Rurale de Thuret avait jusqu’alors 5 personnes en contrat aidés; toutes non renouvelées à la date anniversaire de leur embauche. L’une d’entre elle travaille en cuisine notamment pour assurer les repas des enfants de l’école. Son contrat s’achève fin septembre. La Maison Familiale trouvera-t-elle les moyens de financer son poste pour poursuivre le service alors que 4 autres postes manquent pour assurer la formation et l’encadrement des jeunes dont elle a la charge ???

Si ces moyens ne sont pas là, on ne va pas passer le prix du repas à 6 € ou plus pour compenser !

Il faudra donc rédiger un cahier des charges pour réaliser conformément au code des marchés publics un appel d’offre, choisir le prestataire, respecter les délais légaux, le formalisme de la démarche… Deux mois minimum… plutôt trois ! et que fait-on en octobre voire novembre pour assurer les repas ???

 

Lundi nous en aurons des choses à confier à notre députée pour qu’elle les porte directement aux oreilles de nos ministres.

 

Lundi 4 septembre vers 10h00 devant l’école !

Merci

Pierre LYAN

Maire

Simulation de l’évolution des coûts du périscolaire pour les parents

Depuis plusieurs années, le coût de la « garderie » périscolaire n’a pas évolué :

  • 1,40 € le matin de 7h30 à 8h20,
  • gratuit pendant la pause méridienne hors coût du repas,
  • gratuit pour les TAP (lundi, jeudi et vendredi de 15h30 à 16h30)
  • et 1,40 € quelle que soit la durée le soir de 16h30 jusqu’à au maximum 18h30.

Avec un forfait à 2,40 € pour les familles qui mettent leur enfant à la « garderie » le matin et le soir.

Et tout cela sans inscription préalable.


Le conseil municipal extraordinaire (ouvert à tous comme d’habitude) de vendredi 1er septembre à 20h30 discutera sur les bases suivantes :

  • 1,50 € le matin de 7h30 à 8h20,
  • gratuit pendant la pause méridienne hors coût du repas,
  • gratuit pour les TAP (lundi, jeudi et vendredi de 15h30 à 16h30)
  • et 1,50 € par heure, soit au maximum 3 € pour deux heures, le soir de 16h30 jusqu’à au maximum 18h30. Toute heure commencée étant due.

Avec éventuellement un forfait à 4 € pour les familles qui mettent leur enfant à la « garderie » le matin et le soir.

Et tout cela avec une inscription préalable.


Ce qui va changer pour une famille qui inscrirait son enfant à tous les temps de garde, tous les jours de l’année scolaire, lundi, mardi, mercredi matin, jeudi et vendredi.

En 2016-2017 et les années précédentes, pour les 36 semaines de classe, la famille payait :

  • 345,60 € de forfait journée complète (36 x 4 = 144 jours à 2,40 € par jour) et
  • 50,40 € pour les 36 mercredis matins (36 x 1,40 €)
  • soit un total de 396 € maximum pour l’année scolaire

En 2017-2018, pour 36 semaines de classe et tous les temps de garde, la famille payerait :

  • 270 € pour les 180 matins de l’année (36 x 5 x 1,50 €) et
  • 432 € pour les 144 soirs de l’année (36 x 4 x 3 €)
  • soit un total de 702 € maximum pour l’année scolaire

ou si le forfait jour à 4 € est mis en place :

  • 576 € pour les 144 journées complètes (36 x 4 x 4 €) et
  • 54 € pour les 36 mercredis matins (36 x 1,50 €)
  • soit un total de 630 € maximum pour l’année scolaire

Pour une famille qui laisserait son enfant tous les matins et tous les soirs mais seulement jusqu’à 17h30 maximum (la majorité) :

  • 270 € pour les 180 matins de l’année (36 x 5 x 1,50 €) et
  • 216 € pour les 144 soirs de l’année (36 x 4 x 1,50 €)
  • soit un total de 486 € maximum pour l’année scolaire au lieu de 396 € l’année précédente soit + 90 €

 

Et pour le budget annuel du centre de loisirs, la part financée par les parents pourrait évoluer ainsi Evolution des coûts périscolaires :

Le point sur la rentrée scolaire au 30 août 2017 (J-4)

Quatre emplois aidés sont supprimés suite aux décisions gouvernementales (non renouvelés pour deux d’entre eux ou impossible de les remplacer pour deux autres ayant trouvé du travail après leur emploi aidé et leurs formations).

Ces quatre emplois aidés ont réalisé, la dernière année scolaire 2016-2017, 3 050 heures pour l’école et le périscolaire pour un coût pour le budget communal de 15 000 €.

Pour les remplacer à temps de travail constant il faudrait 4 CDD à temps partiel pour un coût annuel de 50 630 €.

Soit 35 630 € de plus à la charge du budget communal.

Ce qui est impossible chaque année.

 

A l’issue des réunions successives et du travail de simulation budgétaire réalisé les seules possibilités qui permettent de préserver les temps d’accueil des enfants (7h30 à 8h20, et 16h30 à 18h30 ainsi que le temps de midi et le repas), et qui sera soumise à la réflexion et à la décision du conseil municipal extraordinaire de vendredi 1er septembre à 20h30, sont de :

  • diminuer de 10% les heures travaillées en périscolaire en réduisant d’un animateur les TAP et le périscolaire du soir (tout en respectant les taux d’encadrement DDCS). Il sera donc impossible de modifier le nombre d’enfants accueillis en 2016-2017, ou les plages d’accueil. Pour optimiser ces taux d’encadrement une inscription préalable sera exigée. Economie : 3 200 € / an au coût horaire chargé des personnels en emploi aidé qui faisaient ce travail et dont on diminue le temps de travail.
  • supprimer les heures d’agent maternel en classe maternelle (800 heures par an). Ce qui est évidemment une solution très inconfortable pour les enseignants des deux classes de maternelle et leurs élèves qui devront se partager les services de l’ATSEM titulaire. Economie : 3 600 € / an (c’étaient des emplois aidés).
  • ne pas remplacer un agent technique à temps partiel parti cet été en retraite alors que les besoins sont bien là. Economie : 9 000 € / an.
  • augmenter pour les familles le coût du périscolaire en le plaçant à 1,50 € l’heure. Il était à 1,40 € l’an dernier, pour une heure le matin, et toujours à 1,40 € pour deux heures le soir. Nous proposons de passer chaque heure à 1,50 € soit 1,50 € le matin, 1,50 € ou 3 € le soir selon la durée. Participation maximale possible des familles :  13 500 € (8650 € en 2016). Gain maximum possible : 4850 €. Sans présumer des atténuations de coût liées à la journée ou au nombre d’enfants de la fratrie non prises en compte dans ce calcul théorique, ni du choix des parents, une heure ou deux le soir.
  • continuer la gratuité des TAP (L, J et V de 15h30 à 16h30) car demander une participation financière aux parents supprime une subvention CAF ce qui au finale coûte plus cher à la commune.
  • continuer la gratuité du temps autour du repas. Nous pourrions ajouter une heure payante, soit 1,50 € au coût du repas. Pour le moment cette réflexion reste… en réflexion.

Total des économies ou des gains potentiels : 3 200 + 3 600 + 9 000 + 4 850 = 20 650 € au maximum.

Prenons 20 000 €.

Il manque encore 15 000 € que le budget communal devra ajouter au coût du périscolaire.

 

L’effort est très important, en premier pour les familles qui utilisent régulièrement les garderies du matin et du soir : 5 000 €. Pour une famille qui met tous les matins et tous les soirs son enfant à la « garderie », elle payait 396 € en 2016-2017, et payera 702 € en 2017-2018.

144 jours (36 semaines de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi)) à 2,40 €/jour + 36 mercredis matins à 1,40 €, soit 396 € en 2016-2017.

180 matins (36 semaines de 5 jours à 1,50 € le matin) + 144 soirs (36 semaines de 4 jours (L, M, J, V)) à 4,50 € soit 702 € en 2017-2018.

La participation totale des familles passerait de 8 650 € en 2016 à 13 500 €.

Télécharger Evolution prévisionnelle des coûts périscolaires

 

L’effort est aussi très important pour la commune qui ne remplace pas un employé communal parti en retraite avec toutes les conséquences d’augmentation de la charge de travail sur les deux employés techniques, et compense pour au moins 15 000 € le déficit dû à la suppression des emplois aidés (la part communale était en 2016-2017 de 44 000 € sur un coût total de 83 000 €; elle sera au minimum de 59 000 € en 2017-2018).

L’effort est aussi partagé avec l’équipe enseignante, dont l’ATSEM titulaire pour qui se sera bien plus difficile de se mettre au service des enfants de deux classes.

L’effort est aussi important pour les animateurs qui voient leur nombre réduit (TAP et soir), les temps de passation réduits. Ils savent que leur responsabilité est grande et qu’ils auront tous un maximum d’enfants, tout en respectant les taux d’encadrement. Les trois personnes qui succéderont aux 4 emplois aidés auront des temps de travail en temps très partiel, réduits et morcelés (entre 10 et 13 heures par semaine annualisé).

Ces efforts partagés sont la solution qui nous semble la plus juste pour tenir la plupart des services, en maintenant leur qualité.

Je regrette beaucoup de devoir supprimer la présence d’agents maternels en classe en complément de l’ATSEM titulaire.

Les choix du gouvernement nommé par le président élu pèsent sur le quotidien des agents, celui des parents, celui des enseignants et met en péril les budgets communaux, notamment les budgets des communes rurales qui voient leurs dotations diminuer et le coût de leurs services exploser ! Parce que ces services publics sont indispensables aux familles qui travaillent parfois loin !!!

Ce ne sera pas tenable longtemps !!!

Courrier à Madame la Ministre du Travail suite à la suppression des contrats aidés

Lettre à Madame la Ministre du Travail, Muriel Pénicaud, suite à sa décision de supprimer les contrats aidés, décision qui impacte fortement la commune et ses services dans l’école et autour de l’école

Courrier à Madame la Ministre du Travail


 

Pierre LYAN

Maire de THURET – Puy de Dôme                                                                       Thuret le 18 août 2017

1 place de l’église

63260 THURET

04 73 97 91 58

06 81 32 38 97

mairiedethuret@wanadoo.fr

 

Madame la Ministre,

 

Notre commune rurale de presque 1000 habitants entre Clermont-Ferrand et Vichy, a une école publique de 150 enfants dont une trentaine proviennent des communes voisines sans école ou n’accueillant les élèves qu’à partir de la GS.

Notre ALSH périscolaire municipal accueille environ 130 enfants chaque jour dont une centaine mange à la cantine.

Une quinzaine de salariés, presque tous à temps partiel, est nécessaire pour assurer un service public d’accueil de qualité et respecter les taux d’encadrement dans l’intérêt des enfants mais aussi pour nous permettre d’aller chercher les cofinancements indispensables de la CAF et de l’état.

Parmi ces 15 salariés, tous annualisés ou en remplacement, quatre sont des contrats aidés qui, suite aux mesures que vous venez de prendre, ne pourront pas se poursuivre pour deux d’entre eux ou être renouvelés pour les deux autres.

Ces contrats aidés sont totalement indispensables à l’équilibre financier de la commune dont le budget de fonctionnement de près de 500 k€ est pointé comme important par la Trésorerie et les différents avis d’experts. De nombreuses économies de fonctionnement ont pourtant été faites, mais masse salariale et charges sont incompressibles malgré les mutualisations opérées.

Cette aide de l’état, nous la valorisons depuis le début de notre mandat en 2014 en permettant à chaque salarié en contrat aidé de déterminer son projet professionnel (bilan de compétences…), en l’accompagnant dans ses choix de formation qualifiante (CAP petite enfance, BPJEPS, CQP animation périscolaire…) et en sortie de contrat en l’aidant activement à trouver un poste avec nos partenaires (Mission Locale, Pôle Emploi…). Jusqu’alors, les quatre personnes sorties de ce type de contrat sont toutes actuellement employées dans d’autres collectivités et pour certaines proches d’être titularisées.

Nous avons toujours mutualisé ces postes avec la communauté de communes dont j’étais le VP en charge de l’action sociale et de l’enfance pour les rendre attractifs et motivants (le périscolaire pour la commune, l’extrascolaire pour la communauté de communes) et en optimiser les coûts.

Nous ne pourrons remplacer ces quatre contrats aidés par quatre agents contractuels rémunérés pourtant au SMIC horaire.

Nous nous interrogeons sur le devenir de ces services périscolaires dont les TAP puisqu’en ne respectant plus les taux d’encadrement de la CAF nous ne pourrons prétendre à son partenariat financier. Et de ce fait, le coût pour la commune sera impossible à tenir, sauf à faire payer une importante partie de cette très forte augmentation aux familles !

Comme maire, responsable des services mis en place pour les familles, et comme employeur je suis très inquiet du devenir de ces services et des personnes qui les font vivre au quotidien.

Nous ne pouvons pas transformer quatre emplois aidés en emplois fermes ; et si nous embauchons une seule personne pour respecter notre budget, cela ne suffira pas pour respecter les conditions de sécurité et d’accueil des enfants tout au long de la journée scolaire. Il faudra soit diminuer le service en limitant le nombre de places d’accueil y compris à la cantine, soit même supprimer certains temps comme les TAP ou les transformer en garderie !

Nous ne pouvons bien entendu pas remplacer ces emplois bien réels nécessitant une vraie formation par des jeunes du service civique ou par des bénévoles.

Au-delà des quatre emplois non reconduits, ce seront des heures supprimées pour d’autres salariés de la collectivité, pour des prestataires (Maison Familiale fournissant les repas…), et l’arrêt des mutualisations d’emploi d’animation avec la communauté de communes…

Madame la Ministre, je regrette très amèrement votre décision qui ne me semble pas prendre en compte la réalité quotidienne des communes rurales ni favoriser le meilleur emploi possible.

Dans notre commune, dans quelques jours, ce sera au minimum quatre emplois supprimés et d’immenses difficultés d’organisation pour les familles qui travaillent majoritairement dans les pôles urbains, à une trentaine de kilomètres de Thuret.

 

Je me permets de vous demander de bien vouloir examiner notre situation qui doit être très générale et de nous aider à la résoudre de manière pérenne.

 

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma haute considération.

 

Pierre LYAN

Maire de THURET

 


Une réunion technique exceptionnelle comprenant les élus concernés et le comité de pilotage de l’ALSH périscolaire aura lieu jeudi 24 août en mairie de Thuret à partir de 17h.

Les propositions issues de cette réunion, avec l’éclairage de nos parlementaires, des deux associations de maires (AMF et Maires Ruraux), et de la réponse de Madame la Ministre, seront soumises à décision du conseil municipal de Thuret. Elles feront l’objet de communication en premier aux parents, à l’école, aux salariés et à l’ensemble des élus des communes concernées.


Vous voulez écrire à Madame la Ministre sur ce sujet ?

http://travail-emploi.gouv.fr/ministere/article/ecrire-a-la-ministre