La commune de Thuret reconnue en état de catastrophe naturelle pour l’été 2018

La commune de Thuret a obtenu la reconnaissance de l’état de l’état de catastrophe naturelle par arrêté du 16 juillet 2019 publié au Journal Officiel du 9 août 2019 pour les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols du 1er juillet 2018 au 30 septembre 2018.

Les habitants concernés doivent contacter leur assurance dans un délai de 10 jours après la publication au journal officiel (9 août 2019) pour déclarer leur sinistre, ou, s’ils l’ont déjà fait au moment du sinistre (cas général), de se rapprocher rapidement de leur assurance pour convenir des suites à donner, tout en sachant que si indemnisation il y a, elle le sera sur la base de chaque contrat d’assurance MRH avec les mêmes plafonds de garantie et de vétusté prévus au contrat. Mais sur des risques qui eux ne l’étaient pas.

L’arrêté du 16 juillet 2019 publié au JO du 9 août 2019

L’état de catastrophe naturelle, ça change quoi. UFC Que Choisir

Pour toute information complémentaire, contactez la mairie.

Sécheresse : nouvel arrêté préfectoral restreignant l’usage de l’eau. Thuret est concerné.

Renforcement des mesures de restriction d’eau dans le département

Source : http://www.puy-de-dome.gouv.fr/renforcement-des-mesures-de-restriction-d-eau-dans-a7789.html 

L’arrêté : http://www.puy-de-dome.gouv.fr/IMG/pdf/arrete_renforcant_les_mesures_de_restriction_des_usages_de_l_eau_-_25072019.pdf

Anne-Gaëlle BAUDOUIN-CLERC, Préfète du Puy-de-Dôme a réuni ce 24 juillet 2019 le comité de suivi de la situation hydrologique afin de renforcer les mesures de restriction des usages de l’eau en vigueur depuis le 4 juillet dans le département. La situation hydrologique, déjà délicate depuis le début de l’année, s’est encore détériorée depuis cette date.

Face à ce constat, Madame la Préfète a décidé de placer le département du Puy-de-Dôme en situation d’alerte renforcée pour le réseau d’eau potable. Un arrêté préfectoral précise les mesures à respecter à compter du vendredi 26 juillet :

Sur l’ensemble du département, l’usage de l’eau à partir du réseau d’eau potable hors consommation courante est :

  • interdite de 8h à 20h pour l’arrosage de plants, fleurs, potagers, green, jeux, espaces verts.
  • interdite TOUT LE TEMPS pour :
    • les fontaines et jets d’eau alimentés par le réseau d’eau potable sans recyclage ;
    • le lavage des véhicules, hors des installations spécialisées équipées de recyclage d’eau, sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicules sanitaires ou alimentaires) ou une obligation technique (bétonnière…) et pour les organismes liés à la sécurité ;
    • les manœuvres des bouches/bornes incendie sauf exercices de sécurité indispensables ;
    • le nettoyage de bâtiments, hangars, locaux de stockage (en dehors de la nécessité de salubrité publique et pour raisons sanitaires) ;
    • le remplissage des piscines individuelles, hors première mise en eau des bassins en construction,

S’ajoutent à ces mesures de restriction :

  • A l’échelle des bassins de l’Allier, de la Dore, de la Sioule, de l’Alagnon, de la Dordogne et de l’Ance qui sont en niveau d’alerte avec de 10h à 18h :
    • l’interdiction des prélèvements dans le milieu naturel,
    • l’interdiction de remplissage des plans d’eau,
    • la mise en place de dispositions pour les Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
  • A l’échelle du bassin du Cher amont : en niveau « crise » avec  :
    • interdiction de tous les prélèvements à l’exception de ceux répondant aux exigences de santé, de salubrité publique, de sécurité civile et d’alimentation en eau potable de la population.
    • interdiction d’utiliser l’eau potable pour d’autres usages que l’alimentation en eau potable de la population, la santé, la salubrité publique et la sécurité civile.

Une situation dégradée

Ces mesures sont prises avec l’appui de données et d’éléments de terrains dont disposent les différents services de l’État impliqués dans la gestion de l’eau.

  • Données météorologiques

Le cumul des précipitations depuis le 1er janvier est très déficitaire. Les taux normaux de précipitations n’ont été atteints sur aucun mois de l’année jusqu’à maintenant. Le déficit pluviométrique est quasiment de 50 % dans le département, principalement en Limagne et dans l’Est du Sancy.

Les prévisions de Météo-France pour la quinzaine à venir prévoient un maintien des températures élevées (jusqu’à 40°C puis une baisse à 30 °C) et des précipitations variables sous forme orageuse et très localisées qui n’impacteront que très peu le déficit pluviométrique.

Bilan pluviométrique

  • Barrages

Le comité de gestion du barrage de Naussac situé en Lozère a acté la réduction de la quantité d’eau lâchée dans la rivière Allier pour soutenir son débit. L’objectif est de pouvoir économiser l’eau des retenues et garantir une capacité de soutien jusqu’à la fin de l’année 2019 mais cet abaissement entraîne de fait, le passage de l’Allier et de ses affluents en niveau d’alerte. Il s’agit d’une première pour la rivière Allier qui n’a jamais été impactée par des restrictions jusqu’à maintenant.

La retenue de la Sep, située au nord du département pour soutenir la Morge n’est plus remplie qu’à 8 % et ne permettra pas de répondre aux différents besoins du territoire alors même que des mesures de gestion ont été prises avant la crise.

  • Cours d’eau

Les débits des principaux cours d’eau et des affluents ont drastiquement chuté :

  • l’Allier, la Sioule, la Dore, l’Alagnon sont passés au-dessous de leurs débits d’alerte.
  • Le Cher amont est passé largement au-dessous du débit de crise.
  • La Morge, le Jauron, l’Eau Mère, le Sioulet, l’Ailloux, le Sioulet, la Morge, la Couzes d’Ardes, le Bedat et l’Ambène ont atteint leur débit réservé (débit minimal à préserver).

Par ailleurs, certaines zones du département drainées par les petits cours d’eau proches des sources sont assecs ou avec un écoulement faible.

  • Nappes phréatiques

Les niveaux des nappes sont bas, voire très bas en raison d’un faible taux de recharge à l’automne et en début d’hiver. À certains endroits, notamment dans la Chaîne des Puys, les niveaux des nappes atteignent des records jamais connus. L’Agence régionale de santé (ARS) suit attentivement l’évolution de la situation pour pouvoir apporter des solutions aux collectivités qui pourraient être impactées par la diminution de la ressource en eau potable. À ce jour 5 communes ont fait des demandes d’autorisations temporaires d’utilisation de ressources de secours : Pionsat, Picherande, Lachaux, Chateldon et Charensat.

L’eau est un bien commun

La profession agricole à travers la chambre d’agriculture s’est organisée pour mettre en œuvre des tours d’eau sur plusieurs secteurs afin de diminuer les prélèvements. Les industriels du département qui prélèvent la ressource en eau ont mis en place depuis 2006 des plans d’utilisation rationnelle de l’eau qui ont permis de diminuer leurs prélèvements de 30 % en 12 ans.

De façon plus large, il est indispensable que chacun d’entre nous prenne toute disposition pour avoir une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau ou à partir des réseaux de distribution d’eau publics. L’eau est un « bien commun », chaque citoyen doit faire preuve de civisme pour éviter de porter atteinte à cette ressource indispensable.

Le suivi des débits est assuré au quotidien par les services de l’État, ce qui permettra de renforcer ou de lever les mesures prises en tant que de besoin par un nouvel arrêté préfectoral. Ces mesures sont applicables jusqu’au 30 septembre 2019.

Pour plus d’information sur les situations de sécheresse en France et les restrictions d’usage, vous pouvez consulter le site internet Propluvia. Il permet en temps réel de connaître les mesures de restriction en cours sur le territoire national.

Liste des communes concernées par les restrictions de prélèvements

liste des communes concernées par les restrictions de prélèvements (format pdf – 1.1 Mo – 24/07/2019)

Rappel des restrictions d’usage de l’eau

Depuis jeudi 4 juillet, et après plusieurs déclenchements d’alerte sécheresse dans le Puy de Dôme depuis le début de l’année 2019 – (le premier en… mars !), il est utile de rappeler notre devoir de la plus juste utilisation possible de l’eau potable dans le respect de la réglementation.

Le département du Puy-de-Dôme toujours en alerte

Sur l’ensemble du département, l’usage de l’eau à partir du réseau d’eau potable hors consommation courante est limité de 10h à 18h avec :

  • arrêt des fontaines et du lavage des voitures, hors recyclage de l’eau
  • interdiction d’arrosage de plants, fleurs, potagers, green, jeux, espaces verts
  • interdiction d’arrosage des voies publiques hors urgence
  • interdiction de remplissage des piscines

Pour les agriculteurs concernés par le Syndicat Mixte pour l’Aménagement de Haute Morge qui mandate la société d’Ingénierie et de Conseils SOMIVAL (gestion de l’arrosage agricole) et pour l’information de tous, voici les circulaires organisant cet arrosage qui dépend de l’eau stockée par le barrage de la SEP.

La commune de Thuret est concernée (elle est adhérente de ce syndicat) car elle a une borne d’irrigation au stade de foot. La commune, sur les recommandations préfectorales, a, depuis le début de la sécheresse (mai), choisi de ne pas consommer son quota d’eau qui aurait pu, peut-être, maintenir vert le terrain de sports, pour le laisser au profit des agriculteurs qui en ont vraiment besoin.

De même, depuis 2016, la commune s’est engagée dans une démarche plus respectueuse de l’environnement dans la gestion des espaces publics :

  • plus de produits chimiques depuis le 1er janvier 2016, anticipant d’un an la loi Labbe qui a interdit à partir du 01/01/2017 aux personnes publiques d’utiliser ou de faire utiliser des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces verts, forêts, promenades, trottoirs et voiries (sauf pour des raisons particulières de sécurité…) accessibles ou ouverts au public. 
  • remplacement progressif des jardinières par des massifs,
  • utilisation de vivaces plutôt que d’annuelles, en privilégiant des espèces résistantes à la sécheresse, adaptées à chaque massif,
  • plantations de plus de 3000 bulbes, essentiellement de printemps, peu sensibles à la canicule,
  • utilisation systématique de BRF, issu de toutes les tailles dans la commune, stockées puis broyées avec un engin adapté que nous louons et qui pourrait être utilisé par ceux qui le souhaitent (le dire en mairie). De même, sous conditions et accords, vos tailles peuvent entrer dans ce processus plutôt que d’être emmenées à la déchetterie ou pire – et c’est totalement interdit – être brûlées.
  • plus aucun arrosage sauf à la plantation si nécessaire et celui des jardinières devant l’église. Auparavant, les agents utilisaient 2 à 3 m3 d’eau tous les deux jours, soit entre 100 et 150 m3 d’eau par an.

Sécheresse -> restrictions d’eau

Source : site de la préfecture du Puy de Dôme http://www.puy-de-dome.gouv.fr/secheresse-des-mesures-de-restriction-des-usages-a7748.html

Le département placé en situation d’alerte

Anne-Gaëlle BAUDOUIN-CLERC, Préfète du Puy-de-Dôme a réuni pour la quatrième fois depuis le début de l’année le comité de suivi de la situation hydrologique le 4 juillet 2019. L’objectif de ces réunions est de faire le point sur la situation des ressources en eau du département compte-tenu des faibles précipitations depuis le début de l’année.

Cette année, c’est le 8 juin que le barrage de Naussac en Lozère a démarré le soutien d’étiage de l’Allier, à savoir l’augmentation du débit de la rivière grâce à la retenue d’eau du barrage. La retenue de la Sep, qui permet de soutenir la Morge a également démarré le soutien d’étiage début juin que son taux de remplissage était déjà faible.

Les niveaux des nappes sont relativement bas en raison d’un faible taux de recharge à l’automne et en début d’hiver.

Suite à la période de très fortes chaleurs qui s’est déroulée du 23 juin au 3 juillet et en l’absence de précipitations, les débits des principaux cours d’eau et des affluents ont fortement chuté. Ainsi, les débits de l’Allier, la Sioule, de l’Alagnon sont passés au-dessous de leurs débits d’objectifs d’étiage (DOE). Il s’agit de la valeur de débit au-dessus de laquelle l’ensemble des usages de l’eau (activités, prélèvements, rejets…) est en équilibre avec le bon fonctionnement du milieu aquatique.

Le débit du Cher amont est passé quant à lui au-dessous du débit de crise. De nombreux affluents dont le débit est suivi quotidiennement montrent des valeurs très faibles. Le Jauron, l’Ailloux, le Sioulet, la Morge, le Bedat et l’Ambène ont atteint leur débit réservé (débit minimal à préserver) depuis le 26 juin.

Les prévisions météorologiques de Méto-France pour la quinzaine à venir prévoient un maintien des températures élevées (plus de 30 °C) et des précipitations variables sous forme orageuse et très localisées.

Mesures de restriction des usages de l’eau

Face à ce constat de dégradation marquée de la situation, Madame la Préfète a décidé de placer le département du Puy-de-Dôme en situation d’alerte. Un arrêté préfectoral signé ce jour précise les mesures à respecter :

  • Sur l’ensemble du département, l’usage de l’eau à partir du réseau d’eau potable hors consommation courante est limité de 10h à 18h avec :
    • arrêt des fontaines et du lavage des voitures, hors recyclage de l’eau,
    • interdiction d’arrosage de plants, fleurs, potagers, green, jeux, espaces verts,
    • interdiction d’arrosage des voies publiques hors urgence,
    • interdiction de remplissage des piscines.

S’ajoutent à ces mesures de restriction :

  • A l’échelle des bassins de la Sioule, et de l’Alagnon : passage en niveau d’alerte avec, 10h à 18h :
    • l’interdiction des prélèvements dans le milieu naturel,
    • l’interdiction de remplissage des plans d’eau,
    • la mise en place de dispositions pour les Installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE).
  • A l’échelle du bassin du Cher amont : passage en niveau « crise » avec :
    • interdiction de tous les prélèvements à l’exception de ceux répondant aux exigences de santé, de salubrité publique, de sécurité civile et d’alimentation en eau potable de la population.
    • interdiction d’utiliser l’eau potable pour d’autres usages que l’alimentation en eau potable de la population, la santé, la salubrité publique et la sécurité civile.

Le suivi des débits est assuré au quotidien par les services de l’État, ce qui permettra de renforcer ou de lever les mesures prises en tant que de besoin par un nouvel arrêté préfectoral. Ces mesures sont applicables jusqu’au 30 septembre 2019.

Téléchargez l’arrêté préfectoral de limitation de certains usages de l’eau (format pdf – 342.7 ko – 05/07/2019)

L’eau est un bien commun

De façon plus large, il est indispensable que chacun d’entre nous prenne toute disposition pour avoir une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau ou à partir des réseaux de distribution d’eau publics. L’eau est un « bien commun », chaque citoyen doit faire preuve de civisme pour éviter de porter atteinte à cette ressource indispensable.

Pour plus d’information sur les situations de sécheresse en France et les restrictions d’usage, vous pouvez consulter le site internet Propluvia : http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/. Il permet en temps réel de connaître les mesures de restriction en cours sur le territoire national.

Téléchargez le diaporama Comité de suivi hydrologique – 4 juillet 2019 (format pdf – 5.1 Mo – 05/07/2019)

Les communes concernées par les restrictions et interdictions de prélèvement

Restrictions

Sur le bassin versant de la Sioule : Ancizes-Comps ; Aurières ; Ayat-sur-Sioule ; Biollet ; Bromont-Lamothe ; Bussières ; Buxières-sous-Montaigut ; Celle ; Ceysat ; Champs ; Chapdes-Beaufort ; Charensat ; Châteauneuf-les-Bains ; Cisternes-la-Forêt ; Combrailles ; Condat-en-Combraille ; Durmignat ; Espinasse ; Gelles ; Giat ; Goutelle ; Gouttières ; Herment ; Heume-l’Église ; Landogne ; Lapeyrousse ; Laqueuille ; Lisseuil ; Marcillat ; Mazayes ; Menat ; Miremont ;Montel-de-Gelat ; Montefermy ; Moureuille ; Nébouzat ; Neuf-Église ; Olby ; Orcival ; Perpezat ; Pontaumur ; Pontgibaud ; Pouzol ; Prondines ; Pulvérières ; Puy-Saint-Gulmier ; Queuille ; Rochefort-Montagne ; Saint-Avit ; Saint-Bonnet-près-Orcival ; Sainte-Christine ; Saint-Éloy-les-Mines ; Saint-Étienne-des-Champs ; Saint-Gal-sur-Sioule ; Saint-Georges-de-Mons ; Saint-Germain-près-Herment ; Saint-Gervais-d’Auvergne ; Saint-Hilaire-les-Monges ; Saint-Jacques-d’Ambur ; Saint-Julien-la-Geneste ; Saint-Ours ; Saint-Pierre-le-Chastel ; Saint-Pierre-Roche ; Saint-Priest-des-Champs ; Saint-Quintin-sur-Sioule ; Saint-Rémy-de-Blot ; Sauret-Besserve ; Sauvagnat ; Servant ; Teilhet ; Tortebesse ; Tralaigues ; Vernines ; Villosanges ; Vitrac ; Voingt ; Youx

Sur le bassin versant de l’Alagnon : Anzat-le-Luguet ; Apchat ; Beaulieu ; Charbonnier-les-Mines ; Moriat ; Vichel

Interdictions

Sur le bassin versant du Cher : Ars-les-Favets ; Bussières ; Château-sur-Cher ; Cellette ; Crouzille ; Montaigut ;Pionsat ; Quartier ; Roche-d’Agoux ; Saint-Hilaire ; Saint-Maigner ; Saint-Maurice-près-Pionsat ; Vergheas ; Virlet

Dégâts dus à la sécheresse

Dernières heures pour faire passer votre dossier sécheresse concernant votre maison ou/et ses dépendances.

A ce jour, la mairie a reçu trois dossiers.

Les élus décideront en conseil municipal du 19 novembre d’entamer ou non la procédure de classement en catastrophe naturelle.

Lire l’article du 11 octobre concernant la procédure à suivre :

Déclaration de dégâts dus à la sécheresse sur des bâtiments

La mairie de Thuret, comme d’autres aux alentours, recense les dégâts dus à la sécheresse sur des bâtiments.

Si manifestement, de nombreuses familles sont gravement impactées par ces dégâts, la commune pourra entamer une démarche de classement en catastrophe naturelle, permettant aux propriétaires de se faire plus facilement indemniser*.

La reconnaissance d’état de catastrophe naturelle permet d’être indemnisé par votre assureur pour des sinistres habituellement exclus de votre contrat. Elle permet aussi d’accélérer le processus d’indemnisation et augmente la durée de première déclaration de sinistre. Elle plafonne le montant de la franchise. Mais elle n’augmente pas le montant de l’indemnisation prévu par votre contrat d’assurance (Ex. : valeur à neuf / valeur de remplacement / plafonds / coefficient de vétusté…).

L’obtention d’un classement en catastrophe naturelle a aussi des conséquences pour la commune et les propriétaires, notamment pour les nouvelles constructions qui devront prendre en compte ces risques. Ces zones de risques (inondation, sécheresse, gonflement ou retrait des argiles, glissement de terrain…) seront intégrées au PLU et pourront interdire toute construction sur des terrains pourtant actuellement constructibles.

Si vous avez récemment constaté des fissures importantes,
 des dégâts… sur un bâtiment vous appartenant, vous pouvez déposer en mairie d’ici la fin du mois d’octobre un dossier comprenant un courrier récapitulant les dégâts, leurs dates de constatation, les causes présumées, les sinistres qu’ils ont provoqués et leurs dates de survenue, en joignant un extrait cadastral et toutes les photos que vous jugerez utiles.

Si plusieurs dossiers sont communiqués en mairie avant le 31 octobre 2018 compris, surtout si des zones semblent particulièrement touchées, la commune entamera une démarche de classement.

Pour les personnes concernées, quel que soit votre niveau d’assurance, il est conseillé d’entamer le plus tôt possible auprès de votre assureur la démarche de déclaration de sinistre. Si la commune demande et obtient le classement en catastrophe naturelle (publication d’un arrêté interministériel au Journal officiel), votre assureur reconsidérera le dossier déposé en fonction des règles liées à l’état de catastrophe naturelle avérée.

L’usage de l’eau est limité par arrêté préfectoral du 10 août

PRÉFET DU PUY-DE-DÔME
Clermont-Ferrand, le 10 août 2018
Communiqué de presse

Situation hydrologique du Puy-de-Dôme

et arrêté préfectoral limitant l’usage de l’eau jusqu’au 30 septembre 2018

Au cours du mois de mai et de la première quinzaine de juin, la pluviométrie a été abondante, ce qui a permis d’alimenter les cours d’eau et d’humidifier les sols. La seconde quinzaine de juin et le mois de juillet ont connu des périodes sèches, avec des températures régulièrement supérieures à 30°C, entrecoupées de pluies plus ou moins importantes. Des températures élevées ont également été constatées début août avec un épisode de canicule de quelques jours.
Logiquement les débits des cours d’eau se sont réduits et les sols asséchés.
Jusqu’à la fin du mois de juillet, les principaux cours d’eau enregistraient des débits supérieurs à leurs débits objectifs d’étiage (DOE), ce qui permettait au département du Puy-de-Dôme de ne pas enclencher de mesures de restriction des usages de l’eau. Cependant, certains petits cours d’eau ont vu leurs débits se réduire de manière importante, parfois en dessous de leurs débits réservés, interdisant ainsi les prélèvements. Des premiers à-secs ont été constatés.
Face à ce constat de dégradation de la situation à compter de début août sur plusieurs cours
d’eau, et plus particulièrement sur la Sioule, la Dore et le Cher et compte-tenu des prévisions
météorologiques annonçant l’absence de précipitations et des températures élevées pour les jours à venir, Madame la Secrétaire Générale de la Préfecture du Puy-de-Dôme a souhaité réunir le comité de suivi hydrologique le 9 août 2018. Cette réunion fait suite à la tenue d’un premier comité de suivi présidé par Monsieur le Préfet le 2 juillet qui avait permis de faire un point complet de la situation hydrologique des cours d’eau et des nappes dans le Puy-de-Dôme au début de la période estivale. La réunion du 9 août a permis de partager un point de situation actualisé avec les représentants des différents usages de l’eau.
Suite à cette réunion, il a été décidé de déclencher des mesures relevant du niveau d’alerte.

 

Un arrêté préfectoral signé ce jour précise les mesures à respecter :

  • Sur l’ensemble du département du Puy-de-Dôme, des mesures de limitation des
    usages de l’eau à partir des réseaux d’eau potable s’appliquent :

    • arrêt des fontaines et du lavage des voitures,
    • interdiction de 10h à 18h d’arrosage de plants, fleurs, potagers,
      greens, jeux, espaces verts,
    • interdiction d’arrosage des voies publiques sauf urgence,
    • interdiction de remplissage de piscines…
  • A l’échelle des bassins de la Sioule, de la Dore et du Cher :
    • interdiction de prélèvements dans le milieu naturel de 10h à 18h (ou restriction équivalente par tour d’eau),
    • interdiction de remplissage de plans d’eau,
    • mise en place de dispositions pour les
      ICPE…

Le suivi des débits est assuré au quotidien par les services de l’État, ce qui permettra de renforcer ou de lever les mesures prises en tant que de besoin par un nouvel arrêté préfectoral. Ces mesures s’appliquent jusqu’au 30 septembre 2018.

De façon plus large, il est indispensable que chacun d’entre nous prenne toute disposition pour avoir une gestion économe de l’eau que ce soit à partir des prélèvements dans les cours d’eau ou à partir des réseaux de distribution d’eau publics.

Les communes par bassin versant sont listées dans les annexes de l’arrêté cadre sécheresse
http://www.puy-de-dome.gouv.fr/cadre-general-de-gestion-en-cas-de-secheresse-a4823.html
Pour plus d’information sur les situations de sécheresse en France et les restrictions d’usage,
vous pouvez consulter le site internet Propluvia : http://propluvia.developpement-durable.gouv.fr/.

Le communiqué de presse

Contact presse: 04 73 98 63 14 / 06 80 37 34 18
Site internet des services de l’Etat: www.puy-de-dome.gouv.fr
Fil d’information Twitter: @Préfet63
Facebook: page Préfet du Puy-de-Dôme


 

Sécheresse : nouvelles mesures de restriction d’eau pour le Puy-de-Dôme du 25 août au 30 septembre 2017

Extrait de l’arrêté préfectoral 17 01688 du 25 août 2017

consulter l’arrêté préfectoral

Ainsi sur l’ensemble du département, les usages de l’eau suivants sont interdits, sauf si l’eau provient de réserves constituées préalablement (réserves de substitution, citernes d’eau de pluie) :

  • arrosage des aires de jeu, des terrains de sports et des greens de golfs de 10h à 18 h,
  • arrosage des jeunes plants ligneux (plantation de moins d’un an) et des massifs de fleurs de 10h à 18 h
  • arrosage des jardins potagers de particuliers de 10h à 18 h,
  • arrosage des autres espaces verts et jardins ornementaux
  • remplissage des piscines individuelles, hors première mise en eau des bassins en construction,
  • lavage des véhicules, hors des installations spécialisées équipées de recyclage d’eau, sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicules sanitaires ou alimentaires) ou une obligation technique (bétonnière…) et pour les organismes liés à la sécurité
  • arrosage des voies publiques, hors situation d’urgence justifiée notamment par un souci de salubrité publique,
  • manœuvre des bouches/bornes incendie sauf exercices de sécurité indispensables
  • fontaines et jets d’eau alimentés par le réseau d’eau potable sans recyclage
  • nettoyage de bâtiments, hangars, locaux de stockage (en dehors de la nécessité de salubrité publique et pour raisons sanitaires)

Sur le site de la préfecture : http://www.puy-de-dome.gouv.fr/secheresse-nouvelles-mesures-de-restriction-d-eau-a6371.html