Le point sur la rentrée scolaire au 30 août 2017 (J-4)

Quatre emplois aidés sont supprimés suite aux décisions gouvernementales (non renouvelés pour deux d’entre eux ou impossible de les remplacer pour deux autres ayant trouvé du travail après leur emploi aidé et leurs formations).

Ces quatre emplois aidés ont réalisé, la dernière année scolaire 2016-2017, 3 050 heures pour l’école et le périscolaire pour un coût pour le budget communal de 15 000 €.

Pour les remplacer à temps de travail constant il faudrait 4 CDD à temps partiel pour un coût annuel de 50 630 €.

Soit 35 630 € de plus à la charge du budget communal.

Ce qui est impossible chaque année.

 

A l’issue des réunions successives et du travail de simulation budgétaire réalisé les seules possibilités qui permettent de préserver les temps d’accueil des enfants (7h30 à 8h20, et 16h30 à 18h30 ainsi que le temps de midi et le repas), et qui sera soumise à la réflexion et à la décision du conseil municipal extraordinaire de vendredi 1er septembre à 20h30, sont de :

  • diminuer de 10% les heures travaillées en périscolaire en réduisant d’un animateur les TAP et le périscolaire du soir (tout en respectant les taux d’encadrement DDCS). Il sera donc impossible de modifier le nombre d’enfants accueillis en 2016-2017, ou les plages d’accueil. Pour optimiser ces taux d’encadrement une inscription préalable sera exigée. Economie : 3 200 € / an au coût horaire chargé des personnels en emploi aidé qui faisaient ce travail et dont on diminue le temps de travail.
  • supprimer les heures d’agent maternel en classe maternelle (800 heures par an). Ce qui est évidemment une solution très inconfortable pour les enseignants des deux classes de maternelle et leurs élèves qui devront se partager les services de l’ATSEM titulaire. Economie : 3 600 € / an (c’étaient des emplois aidés).
  • ne pas remplacer un agent technique à temps partiel parti cet été en retraite alors que les besoins sont bien là. Economie : 9 000 € / an.
  • augmenter pour les familles le coût du périscolaire en le plaçant à 1,50 € l’heure. Il était à 1,40 € l’an dernier, pour une heure le matin, et toujours à 1,40 € pour deux heures le soir. Nous proposons de passer chaque heure à 1,50 € soit 1,50 € le matin, 1,50 € ou 3 € le soir selon la durée. Participation maximale possible des familles :  13 500 € (8650 € en 2016). Gain maximum possible : 4850 €. Sans présumer des atténuations de coût liées à la journée ou au nombre d’enfants de la fratrie non prises en compte dans ce calcul théorique, ni du choix des parents, une heure ou deux le soir.
  • continuer la gratuité des TAP (L, J et V de 15h30 à 16h30) car demander une participation financière aux parents supprime une subvention CAF ce qui au finale coûte plus cher à la commune.
  • continuer la gratuité du temps autour du repas. Nous pourrions ajouter une heure payante, soit 1,50 € au coût du repas. Pour le moment cette réflexion reste… en réflexion.

Total des économies ou des gains potentiels : 3 200 + 3 600 + 9 000 + 4 850 = 20 650 € au maximum.

Prenons 20 000 €.

Il manque encore 15 000 € que le budget communal devra ajouter au coût du périscolaire.

 

L’effort est très important, en premier pour les familles qui utilisent régulièrement les garderies du matin et du soir : 5 000 €. Pour une famille qui met tous les matins et tous les soirs son enfant à la « garderie », elle payait 396 € en 2016-2017, et payera 702 € en 2017-2018.

144 jours (36 semaines de 4 jours (lundi, mardi, jeudi et vendredi)) à 2,40 €/jour + 36 mercredis matins à 1,40 €, soit 396 € en 2016-2017.

180 matins (36 semaines de 5 jours à 1,50 € le matin) + 144 soirs (36 semaines de 4 jours (L, M, J, V)) à 4,50 € soit 702 € en 2017-2018.

La participation totale des familles passerait de 8 650 € en 2016 à 13 500 €.

Télécharger Evolution prévisionnelle des coûts périscolaires

 

L’effort est aussi très important pour la commune qui ne remplace pas un employé communal parti en retraite avec toutes les conséquences d’augmentation de la charge de travail sur les deux employés techniques, et compense pour au moins 15 000 € le déficit dû à la suppression des emplois aidés (la part communale était en 2016-2017 de 44 000 € sur un coût total de 83 000 €; elle sera au minimum de 59 000 € en 2017-2018).

L’effort est aussi partagé avec l’équipe enseignante, dont l’ATSEM titulaire pour qui se sera bien plus difficile de se mettre au service des enfants de deux classes.

L’effort est aussi important pour les animateurs qui voient leur nombre réduit (TAP et soir), les temps de passation réduits. Ils savent que leur responsabilité est grande et qu’ils auront tous un maximum d’enfants, tout en respectant les taux d’encadrement. Les trois personnes qui succéderont aux 4 emplois aidés auront des temps de travail en temps très partiel, réduits et morcelés (entre 10 et 13 heures par semaine annualisé).

Ces efforts partagés sont la solution qui nous semble la plus juste pour tenir la plupart des services, en maintenant leur qualité.

Je regrette beaucoup de devoir supprimer la présence d’agents maternels en classe en complément de l’ATSEM titulaire.

Les choix du gouvernement nommé par le président élu pèsent sur le quotidien des agents, celui des parents, celui des enseignants et met en péril les budgets communaux, notamment les budgets des communes rurales qui voient leurs dotations diminuer et le coût de leurs services exploser ! Parce que ces services publics sont indispensables aux familles qui travaillent parfois loin !!!

Ce ne sera pas tenable longtemps !!!

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